Alliance Internationale des Emigrés Sénégalais 
pour la Réelection du Président Abdoulaye Wade   
 

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 La pensée des Alliés


Le temps des bons choix

"Les élections législatives de 2006 et présidentielles de 2007 dominent la vie politique sénégalaise aujourd'hui. Des partis politiques à la société civile en passant par les organisations professionnelles, le Sénégal vie à l'heure des bilans de l'alternance et des perspectives d'avenir. Cela témoigne de la vitalité et de l'effectivité de la démocratie et c'est tout à l'honneur des citoyens de ce pays. Le présent article est une contribution au débat sur les alliances politiques dans la perspectives des élections de 2006 et 2007."
  

Monsieur Madièye Mbodj, membre de la Coordination des cadres Aj/Pads avait courageusement ouvert un débat dans les colonnes du Soleil. (Edition du 12 février 2005). Depuis, les intellectuels et hommes politiques semblent avoir pris le parti de mettre cette question sous le boisseau. Beaucoup, pour des raisons compréhensibles préfèrent adopter la politique de l’autruche et nient de façon systématique que rien n’a été fait depuis 5 ans dans ce pays ! La question que soulève Madièye est pourtant pertinente et d’actualité. Le pays est en effet aujourd’hui comme un laboratoire où tous les alchimistes de la politique semblent se plaire à faire des combinaisons et des combines. Dans le contexte pré-campagne où toutes les combinaisons sont ou seront testées, nous saluons le courage politique de Madièye pour avoir osé interpeller ses camarades de parti comme toutes les autres composantes de la Cap 21.

Dans une précédente contribution, je posais cette question des Alliances en réponse à l’agitation autour de l’idée d’une gauche plurielle hétéroclite. Nous comprenons donc que l’invite à ne pas écarter d’office la continuation de l’alliance avec le Président traduit bien la volonté de l’auteur et des cadres de son parti de ne pas s’aligner sur les positions extrémistes de ceux qui veulent à tout prix, enterrer cette possibilité pour des raisons personnelles différentes des réalités et priorités du moment. Cependant, l’invitation à débattre semble véhiculer l’idée selon laquelle, la réalisation d’une telle solution était liée à l’avènement de ce qu’il se défend de qualifier de «retour d’ascenseur» et que j’appellerais «une alternance dans le camp de l’alternance.»

Aussi compréhensible que cette demande puisse être, elle ne saurait être une condition sine qua non. Si tel était le cas, Madièye ne fait ni plus ni moins qu’exiger la reddition pure et simple d’une partie du camp de l’alternance. Alors de débats, il n’y en aura point car une telle position serait simplement destinée à la consommation interne de son Parti et du mouvement de la Gauche. Dans ce dernier cas de figure, sa proposition ne saurait être une préoccupation prioritaire du citoyen n’appartenant pas à ce parti ou à ce mouvement.

Nous avons voulu relever ce point pour aider à clarifier le contexte du débat auquel il invite. Nous considérons en effet qu’aucun membre de la coalition actuelle, le Pds, la Gauche dite historique ou les autres membres de la Cap 21, n’est en position de dicter les termes des accords pour continuer le cheminement commun sur la route tracée depuis mars 2000 : 1- Le Pds, dont l’option de faire cavalier seul aux consultations de 2006 n’est pas encore officialisée, a ses limites objectives qui ne sauraient être maquillées et passées sous silence : il faudrait bien y faire face et vite. Le Pds est certes un parti fort qui a démontré ses capacités. Pour autant et justement à cause de son rôle de leader des transformations qualitatives qu’exige le pays, ce parti ne devrait pas adopter la solution facile du retour au «ku man sa morom duma».

La ligne historique du parti et du Secrétaire Général National a toujours été de conquérir le pouvoir, seul s’il faut, mais de gouverner avec toutes les forces vives de la nation. Il ne faut surtout pas que l’immaturité politique et les intérêts égoïstes de certains pseudo-leaders d’opinion, nous forcent à renier un principe noble. Les circonstances de la prise du pouvoir en 2000 ainsi que les exigences de l’heure, commandent un dépassement des considérations purement partisanes. Il faut reconnaître aussi que les querelles byzantines, la manipulation médiatique et le dithyrambe des flagorneurs qui ont cours dans le parti aujourd’hui, sont autant de forces négatives qui tirent les prétentions de ce grand parti vers le bas.

On ne gagne pas des élections en se tirant dans les pattes, tout en criant haut et fort son soutien indéfectible au secrétaire général national et au Président de la République. Ceux qui initient et entretiennent cette nouvelle culture d’alignement «derrière» des pseudo-sauveurs du parti et de «fils spirituels» à réhabiliter par la force de l’argent, ne rendent services qu’à eux-mêmes. Ils et elles savent bien qu’ils ne travaillent ni pour le parti, ni pour le secrétaire général national qu’on pousse en réalité à la capitulation et/ou à l’abdication! L’issue de ce «combat» d’arrière-garde est certes connue, mais ses séquelles dans le court terme ne profitent à personne. Ceux qui refusent d’intégrer cette dimension de la situation actuelle du parti dans l’évaluation de sa force réelle, ne trompent qu’eux-mêmes et le président de la République. Le secrétaire général et les militants sincères de ce parti savent qu’il y a encore beaucoup à faire pour retrouver cette unité saine autour d’un programme et d’un projet de société qui ont porté le Pds, à travers les années dites de braises, contre l’Ups-Ps de Senghor, de Moustapha Niasse, d’Abdou Diouf, Djibo Ka et Tanor. Ces années sont celles durant lesquelles les militants et responsables n’étaient point «derrière» le secrétaire général. Ils et elles étaient à ses côtés, devant lui, aux avant-postes et parfois dans l’anonymat le plus complet pour faire avancer les idéaux du parti qu’il symbolisait. Aujourd’hui, les militants et responsables doivent se convaincre que la priorité n’est pas de perdre du temps pour repêcher et de réhabiliter un «sauveur» qui n’a pas été capable de se prémunir contre l’ambition dévorante et l’arrogance du parvenu!

Pour ce parti, une consolidation et même un élargissement de l’alliance avec les partenaires d’hier serait la voie la mieux indiquée pour préserver et développer les acquis démocratiques, assurer la paix sociale pour maintenir ce pays sur le chemin du développement qui se confirme chaque jour.

Le président de la République, secrétaire général du Pds, ne devrait point céder aux sirènes de la ligne partisane. Nous soutenons sa politique d’ouverture et de gouvernement avec toutes les forces saines de ce pays. Il est temps de marcher avec ceux qui veulent mettre un pas devant l’autre et laisser les spécialistes de la palabre faire des conjectures sur ce qui devrait ou aurait pu être.

2- La Gauche dite historique, dont l’unification n’est pas encore acquise, est en quête de ses marques. Certes l’effort est visible, mais l’amalgame dans la démarche des initiateurs de ce mouvement devrait constituer une source de préoccupation pour ses composantes significatives et pour tout citoyen soucieux du devenir du pays. En effet, les parties prenantes à une unité de la gauche historique doivent poser ou répondre à des questions de fonds sur la démarche d’unification de cette Gauche: Pourquoi a-t-on eu besoin de poser la problématique d’une Gauche plurielle, incluant le Parti socialiste et l’Afp notamment, bien avant la théorisation du rôle de la Gauche dite historique ? N’a-t-on pas voulu, dès l’entame, forcer tout le monde dans une coalition d'une gauche plurielle ? L’unité et le renforcement d’une Gauche historique ne sont-ils ainsi que les prétextes et la cerise sur le gâteau décoré d’un plan vicieux de restauration du pouvoir socialiste? Mais bien entendu, cela est strictement l’affaire des militants de Gauche. De quoi je me mêle ?

Nous soulevons ces questions sur l’intégrité de la démarche des initiateurs du mouvement d’unification de la gauche en ce qu’elles renvoient directement à la crédibilité même de ce qu’on veut présenter comme une alternative à la continuation de l’actuelle alliance. Cette alternative qu’on essaie de fourguer à la Gauche, dans les conditions objectives aujourd’hui, est pire que celle qu’on refuse d’envisager avec courage et lucidité. Les «hard liners» des composantes de la Gauche ont aujourd’hui le devoir sinon l’obligation d’ouvrir les yeux sur la réalité crue: Si l’Unité de la Gauche historique était la finalité de l’action du Mag, il était permis de s’attendre à ce que cet objectif soit privilégié sur tout autre impératif. Une Gauche unifiée et forte pourrait en effet faire face sereinement et souverainement à la question de son alliance avec les autres forces en présence dans l’arène politique. 

Aujourd’hui, son unité et dans une large mesure son action future se heurtent à la fracture sur cette notion de Gauche plurielle. L’analyse de la littérature du Mouvement d’unification de la Gauche montre un «bétonnage politique» qui tente de rejeter d’entrée la possibilité de continuation de la présente alliance, même si elle figure dans la liste des solutions «envisageables». Par une sorte de terrorisme intellectuel subtile qui charrie un zeste de chantage, on voudrait obliger les partenaires potentiels à naturellement adopter la solution préétablie d’une Gauche Plurielle : Le message qui est véhiculé aujourd’hui est haut et clair : l’alliance de la Gauche Plurielle verra le jour, même si elle devait se faire au grand dame de certaines composantes essentielles de la Gauche Historique. Ce faisant, on «invite» fermement à ne pas rater le train de l’Alternative à l’Alternance, par un contrat d’adhésion, un «à- prendre ou à-laisser» qu’on présente à la signature des partis politiques de cette Gauche Historique.

Les vrais bénéficiaires d’une alliance dite de la Gauche plurielle se sont empressés de capitaliser sur cette aubaine politique, se permettant même de poser des conditionnalités. Récemment, les membres du Cpc ont bien montré la couleur en invitant sans ambages la Ld à les rejoindre, définissant ainsi leur cadre comme l’axe central autour duquel tout devrait graviter. Et le mot est lâché : La gauche historique est bien à la croisée des chemins. Ce qui inquiète, c’est leur hésitation à faire le bon choix évident de s’assumer entièrement et de façon responsable pour continuer et consolider le travail en cours dont ils sont comptables du passif comme de l’actif ! Libre a ceux pour qui le ramage et leur plumage sont plus important que le service au peuple, de se désolidariser pour des opportunités de course au leadership de la gauche. Nous soutenons qu’il est plus facile et plus indiqué de “parfaire” ce que le Pds, la Gauche représentative et des millions de citoyens sincères avaient théorisé et mis en place, que d’aller vers la constitution laborieuse et peu convaincante d’une coalition dont le seul but tangible est d’essayer de remettre les fossoyeurs du pays au pouvoir. Notre conviction est fondée sur un bon sens à toute épreuve: Les deux partis, qui font l’objet d’une cour assidue par le Mag pour la constitution d’une Gauche plurielle, ne sont pas dans une situation désespérée qui les obligerait à se plier sous le diktat d’une Gauche unie. Le poids électoral total de cette Gauche unie est inférieur à celui de ces partis pris individuellement, quelle que soit l’hypothèse forte qu’on veut bien faire sur le «poids qualitatif» de la gauche !

Il est donc permis d’affirmer qu’une alliance de la gauche avec ces partis ne peut se faire que sur la base de miettes que ces derniers voudront bien offrir à la gauche pour les empêcher de continuer leur alliance actuelle. Une analyse sérieuse de la stratégie qui se développe au sein du Cpc montre que ce bloc n’a objectivement aucune raison de se mettre derrière la Gauche ! Quoiqu’en disent les analystes du Mag, c’est la Gauche, unie ou pire, en ordre dispersée, qui sera contrainte à faire des concessions de taille dans son mariage avec les partis du Cpc. Au total, je voudrai ici et maintenant dire qu’en tant que militant du Parti démocratique sénégalais, je prends acte de ce débat qu’ouvre ce membre de la coordination des cadres de Aj et demande à leurs homologues du Parti Démocratique Sénégalais et des autres partis de la Cap 21 d’y faire suite dans les meilleurs délais.

En tant que citoyen sénégalais, je marque mon adhésion totale et mon soutien actif à toute structure commune qui irait dans le sens de la consolidation du mouvement de mars 2000. Ainsi, la Cellule des cadres du Pds devrait se saisir de cette question, d’en débattre et de faire connaître leur position. Un tel débat serait de loin plus utile que de tenter de répondre aux gesticulations ridicules des souteneurs de messie préfabriqué et des tenants d’une nouvelle forme de régionalisme qui donne des frissons !

Les Cadres de tous les partis membres de la coalition de mars 2000 devraient créer un comité d’échange dont les conclusions et analyses seront soumises aux directions et instances des partis membres. Nous apporterons notre soutien actif à une telle entreprise.

Ce n’est pas seulement la gauche qui est à la croisée des chemins. Le Sénégal devra choisir entre avancer ou reculer sur tous les plans. Le retour (hypothétique !) du Ps et de ses dérivées est un recul ! Le retour à un gouvernement partisan, même par faute de partenaires sincères, est un recul ! La «Gauche plurielle» est un leurre et une fuite en avant qui conduit directement comme aujourd’hui à un cul-de-sac !

L’avenue, Yoon Wi, est ainsi bien tracée depuis mars 2000. Elle a été ouverte par la détermination et la maturité du peuple sénégalais, qui rejetait ainsi sans équivoque les sentiers et autres voies sans issues des querelles idéologiques et partisanes. Il reste à avoir le courage de l’emprunter. Pour marcher sur ce chemin du progrès, il sera nécessaire que certains hommes politiques descendent de leurs grands chevaux et deviennent plus humbles : C’est à ce prix seulement que nous pourrons servir le peuple sénégalais que tout le monde prétend défendre.

Mor Fall DIENG
Membre de la Fédération Pds des Etats-Unis.

 Weindedieng@yahoo.com

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AN CINQ DE L’ALTERNANCE : Le Sénégal a changé
Le Courrier confidentiel ( 19 Mars 2005 )


Le changement de régime intervenu le 19 mars 2000 a donné un nouveau visage au Sénégal. Emplois, agriculture, infrastructures, éducation sont les secteurs dans lesquels le Gouvernement de l’Alternance a investi et a engrangé des avancées très significatives. Une évidence.
Les chantiers fleurissent à travers le pays.(Case des tout-petits, lycées, collèges, hôpitaux, bassins de rétention, subvention du matériel agricole, logements sociaux, etc.) et des avancées sociales notables (4 hausses de salaire en trois années, revalorisation de la pension des retraités, généralisation des bourses, soins gratuits pour les handicapés et les nonvoyants, dettes paysannes annulées 8 milliards, etc.) par un régime qui a vite appris. Cinq années après cette victoire historique des démocrates sur un régime que l’histoire avait déjà condamné,(quarante ans d’hégémonie) l’heure du bilan à deux ans du renouvellement du mandat présidentiel, rassure. Pour la première fois dans l’histoire de notre jeune nation, le Sénégal a financé aux deux tiers les projets nationaux sur fonds propres, selon les experts de l’Umeoa. Par la preuve des chiffres et de la visibilité des infrastructures, le Chef de l’état, scelle apparemment le sort une opposition déboussolée qui aura du mal à battre campagne sur « les promesses Présidentielles non tenues ».

Partout, à travers le Sénégal, les libéraux ont pris pied dans les domaines prioritaires du développement. La demande sociale est si prégnante que quelques poches résistent encore. Quarante années de ruine sociale ne s’effacent pas en quatre ou cinq années. Les dossiers brûlants de l’Alternance demeurent la question des audits. Point noir de la gestion de l’alternance. La poste, les chantiers de Thiès, le bateau d’huile importée, la Sicap, la liste est loin d’être exhaustive. Le Courrier ouvre le dossier de ce printemps démocratique en rappelant des faits irréfutables……

L’opposition sénégalaise a été prise dans son jeu d’où elle sort perdante. Le piège du Président Wade a fonctionné à merveille. Sur les grands travaux du septennat, il avait placé la barre très haut. Certains l’assimilaient à des fantasmes ou à des éléphants blancs (déclaration de Ousmane Tanor Dieng). Aujourd’hui, les faits donnent raison à un Président qui se conforte dans son idée que le contrat de confiance qui le lie au peuple qui l’a élu démocratiquement un soir du 19 mars a été respecté. « Quoique que l’on puisse détester le lièvre, accepter au moins qu’il sache courir » dit l’adage.
Le Sénégal a changé ; le bébé grandit dans un contexte économique plus que difficile, se débarrasse de ses coquilles au fur et à mesure de sa gestion. Jeunesse et emploi Le président Wade a eu raison de dire que la pace des jeunes n’est pas dans la rue. La couche sociale qui a le pus bénéficié de l’alternance reste sans conteste la jeunesse. L’élaboration de la lettre de développement du secteur de la jeunesse a permis de prendre en charge les préoccupations de la couche juvénile vulnérable. Un budget de trois millions par an pour toutes les activités de la jeunesse du temps des socialistes. Le régime de l’alternance a mis sur la table une importante manne financière.

Huit milliards ont été mobilisés rien que pour financer les projets. Dans le cadre des différents projets dont le plus important est le fonds national de promotion de la jeunesse. Le Fnpj a financé 3.044 projets sans garantie, générant au passage 12.235 emplois. Dans le cadre du plan de reconstruction de la Casamance, le chef de l’état a encore fait confiance au génie de cette jeunesse. Un fonds spécial d’un milliard a permis le financement de 348 projets et la création de 2349 emplois. Le ministre de la jeunesse, instruit par le Président Wade, a décliné cette vision prospective en emplois concrets. Alioune Sow, impliqué dans cette dynamique des jeunes affirme catégoriquement « La jeunesse, n’est plus perçue comme un problème, mais comme une solution ». La construction prochaine de 2500 maisons de l'outil est à mettre à l’actif des innovations apportées aux politiques de jeunesse naissantes.

Ces maisons seront suffisamment dotées de matériel pour permettre aux jeunes d'exploiter à suffisance leurs capacités. Une révolution. Le constat est partout le même. La jeunesse des profondeurs est aussi au centre des préoccupations du chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade. La création des entreprises rurales sera bientôt une réalité. L’état a pris la décision de les accompagner dans leur vocation. L’objectif de former 12.000 Vagri d’ici 2007 est une stratégie pour booster la redynamisation du secteur primaire et de fixer les jeunes dans leur terroir, afin de mettre un terme à l’exode rural, mère de l’insécurité. La priorité sera désormais accordée aux projets agricoles, dont le financement est déjà en place. Le rajeunissement du paysannat est la cible de la démarche. L’agriculture L’annulation de la dette paysanne et le renouvellement du matériel agricole (cinq milliards) restent deux grandes mesures. Le monde rural n’a jusque-là autant bénéficié de soutien et d’attention de la part d’un régime, en dépit des dysfonctionnements initiaux de la filière agricole, et de la disparition de la Sonagraines. Une catastrophe. En consultant les statistiques de la direction de l’agriculture, il apparaît nettement que de 1991à1999, soit huit ans, le gouvernement socialiste n’a distribué que 256.000T soit une moyenne annuelle de 28.500T. À l’opposé sur une période de quatre années (2000-2004), le gouvernement de l’alternance a distribué 203.000T soit une moyenne de 41.000T, presque le double. Le président de la république dans sa politique agricole a fait pour le monde rural ce qu’il n’a pu obtenir en 40 ans de règne socialiste. Au-delà de cette prouesse, la distribution
du matériel agricole, subventionné à hauteur de 78% par l’état est un pari réussi. La nouvelle approche du ministre d’état ministre de l’agriculture et de l’hydraulique, M.Habib Sy commenceà porter ses fruits.Les paysans sont assistés, conseillés et suivis de la semence à la récolte, sans oublier la commercialisation.

Malheureusement, le péril acridien a annihilé ses efforts conjugués. Mais vigilant et prévoyant le gouvernement a su mobiliser en un laps de temps très court les ressources financières et matérielles afin de lutter contre le fléau des criquets. La diversité des cultures a mis à l’abri le monde rural des imprévisibles catastrophes. Les faits sont là. L’évidence saute aux yeux pour les citoyens qui ne sont pas animés d’une haine obsessionnelle. Les partisans de l’ancien régime qui veule le restaurer ont de sérieux soucis à se faire.
Seule ombre au tableau. La gestion exaspérante des audits. ( Économie, infrastructures et gestion des audits dans l’édition de demain)

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Wade et l'Amérique

Le Président Abdoulaye Wade est en terrain de connaissance aux États-Unis. Début Décembre, comme à chacun de ses séjours, il y a rencontré tout ce que Washington compte de sommités.

Abdoulaye Wade est en terrain de connaissance à Washington. Très à l'aise, le chef de l'État sénégalais passe d'un interlocuteur ou d'un registre à l'autre sans vraiment se forcer. Dans le couloir qui mène à sa suite, au sixième étage du Willard Intercontinental, il y a foule, ce lundi 6 décembre. Des hommes d'affaires, des politiques et des journalistes américains, des compatriotes établis aux États-Unis. Peu après son atterrissage, la veille, à l'aéroport militaire Andrew Air Forces Base, il a dîné avec l'ancienne secrétaire d'État démocrate Madeleine Albright, présidente du National Democratic Institute (NDI), une organisation à but non lucratif proche du Parti démocrate. Dans la matinée du 6, Wade est reçu au Congrès par Bill Frist, le chef de la majorité républicaine au Sénat. En début d'après-midi, il rencontre George W. Bush. Presque au même moment, son épouse, Viviane Wade, prend le thé, dans un autre salon de la Maison Blanche, avec Laura Bush.

Entouré de ses deux enfants, Karim et Sindiély, de plusieurs de ses ministres et conseillers, le président sénégalais croule sous les demandes d'audience. Quelques personnalités démocrates, beaucoup de républicains. Aux uns et aux autres, le discours très VRP de Wade est invariable : « Je préside aux destinées d'un pays à forte majorité musulmane, démocratique, laïc, ouvert sur le monde et à la recherche d'investisseurs privés. » Le plaidoyer plaît, visiblement.

Une sollicitude, rare aux États-Unis, surtout à l'endroit d'un responsable d'Afrique francophone, que Wade doit à son entregent, au fait qu'il manie couramment l'anglais, mais, sans doute aussi, au travail de lobbying du cabinet de J.-C. Watts, un ex-congressman africain-américain républicain reconverti dans le conseil en communication. Ce dernier est l'inspirateur d'un quart de page publicitaire dans le Washington Post du 6 décembre avec la photo de Wade.

Il est un peu moins de 14 heures, lorsque le président sénégalais quitte son hôtel pour la Maison Blanche, située deux ou trois rues en aval. Il est accompagné de plusieurs membres de sa délégation, dont six seront admis dans le saint des saints. En recevant Wade, Bush, qui lui avait rendu visite en juillet 2003 à Dakar, lance en direction de ses collaborateurs (parmi lesquels la future secrétaire d'État Condoleezza Rice) : « This is a man ! » « Voilà un homme ! » Le ton est tout de suite donné. Très détendue, à en croire l'un des participants, la « séance de travail » portera sur plusieurs dossiers : la coopération économique, les investissements dans le cadre du Millenium Challenge Account, l'Irak, le Darfour, l'Ukraine, la Côte d'Ivoire. Ou encore, plus étonnant, les relations... franco-américaines. « Le président a expliqué à George Bush que le moment était venu de réchauffer ses relations personnelles avec Jacques Chirac », rapporte l'un des proches du chef de l'État sénégalais.

Les deux hommes ont également abordé des sujets sensibles tels que la lutte contre le terrorisme, les armes de destruction massive ou le « dialogue islamo-chrétien », nouveau cheval de bataille de Wade, dont le pays doit accueillir, à la fin de 2006, le sommet de l'Organisation de la Conférence islamique ainsi qu'une conférence internationale réunissant dirigeants chrétiens et musulmans.

Il est 18 h 30, toujours ce 6 décembre, lorsque les membres de la délégation sénégalaise, le couple présidentiel en tête, arrivent à l'Omni Shoreham Hotel. Ils sont invités à un dîner de gala de 500 couverts au cours duquel Madeleine Albright doit remettre une distinction à sept personnalités étrangères de renom, dont, bien entendu, Abdoulaye Wade. Qui reviendra, dans son intervention en anglais, sur son propre parcours politique, notamment la création du PDS en 1974, ses allers et retours en prison, et ses candidatures à la magistrature suprême finalement couronnées de succès à la cinquième tentative.

Dans l'assistance, on pouvait noter la présence de plusieurs personnalités du Parti démocrate (notamment George Moose et Susan Rice, tous deux anciens secrétaires d'État adjoints aux Affaires africaines), mais aussi de l'ancien Premier ministre de Guinée, Sidya Touré, « de passage à Washington ». Ou du philosophe français (et ami de Wade), Bernard Henri-Lévy, en style décontracté et portant des Ray-Ban à cette heure tardive. Parmi les premiers à féliciter le président sénégalais, Jacques Chirac, dont le message, daté du 1er décembre, témoigne du récent réchauffement des relations... franco-sénégalaises : « Monsieur le Président et cher ami [à la main], Votre engagement pour que les valeurs démocratiques se répandent davantage encore en Afrique comme dans le reste du monde vient d'être salué par le National Democratic Institute qui vous a décerné son prix 2004 "W Averell Harriman Democracy Award". C'est avec plaisir que je me serais joint aux prestigieuses personnalités qui seront à vos côtés pour la remise de cette distinction. Des contraintes de calendrier ne me permettront pas de vous exprimer de vive voix toutes mes sincères félicitations. J'ai demandé à notre ambassadeur aux États-Unis, M. Jean-David Levitte, de me représenter à cette cérémonie pour que la France s'associe au témoignage d'estime qui vous est donné. Bien amicalement [à la main]. Jacques Chirac. »

12 Décembre 2004- par FRANCIS KPATINDÉ, ENVOYÉ SPÉCIAL

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Stratégie de Croissance accélérée : Le Sénégal, pays émergent d’ici à 2015

En prélude au Conseil interministériel spécial sur la stratégie de croissance accélérée (Sca), le ministère de l’Economie et des Finances, en partenariat avec le Centre d’études de politiques pour le développement (Cepod) et l’Apix, a organisé, jeudi à Dakar, un dîner débats sur les enjeux et les objectifs de la Sca.

La Sca repose sur une politique de développement économique dont le but est de rendre plus efficace la lutte contre la pauvreté.

Selon le directeur adjoint de l’Apix, la Sca indique de manière efficace par où il faut passer pour avoir 7 à 8 % en moyenne par an, comme le recommande le Dsrp. C’est un mécanisme de rectification qui va approfondir et préconiser la démarche du Dsrp qui n’a, selon lui, fait que formuler de manière globale la politique de développement économique du Sénégal.

Elle s’appuie sur les principaux leviers d'une croissance accélérée et durable que sont la promotion des exportations et l'attrait des investissements directs étrangers.

La Sca sera articulée autour du pilier fondamental du Dsrp, à savoir la création de richesses pour générer un fort potentiel de croissance dans les grappes sectorielles et transversales, notamment la stratégie du secteur privé, le cadre intégré s’agissant du commerce, entre autres initiatives.

L’objectif ainsi visé est, à travers la Sca, de « doter le Sénégal d’un cadre compétitif pour l’investissement et la production afin de rendre le pays plus conquérant sur les échanges internationaux et de porter la croissance économique à des niveaux permettant de réduire la pauvreté et de s’inscrire dans la dynamique de développement durable », souligne les représentants du ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal.

La Sca compte ainsi, selon eux, accélérer la croissance économique en améliorant qualitativement la structure pour la rendre plus efficace dans la lutte contre la pauvreté, tout en sécurisant et en pérennisant les sources d’investissement par la diversification.

Créer les conditions favorables à une compétitivité de tous les secteurs

Il s’agira également, à travers le partenariat public/privé dans la réalisation et le développement des infrastructures de soutien à la production, de créer les conditions favorables à une compétitivité de tous les secteurs de l'économie.

Les autorités entendent, à travers une politique de relance de la croissance économique, réduire la pauvreté de 50 % à l’horizon 2015. La création de richesses et de relance de la croissance demeure, selon elles, l’un des leviers de lutte contre la pauvreté.

Il s’agira, pour ce faire, de mettre en œuvre une stratégie de croissance accélérée qui met l’accent sur les grappes à fort potentiel, dont l’agriculture et les agro–industries ; le textile et la confection ; les télécommunications ; le tourisme ; la pêche. Une telle stratégie devra aussi s’appuyer sur l’opportunité qu’offre le Millenium challenge account dans la réalisation de la Plate-forme de Diamniadio destinée à accueillir des activités industrielles et commerciales. Celles-ci devraient ainsi favoriser une croissance économique soutenue dans les régions du pays et améliorer la mobilité urbaine de Dakar.

Il s’agit, à travers l’organisation de la rencontre, d’assurer la participation effective de tous les acteurs (les acteurs de la vie socio-économique représentant les services étatiques centraux et déconcentrés, les acteurs de la société civile, les collectivités locales, les acteurs du secteur privé, les partenaires, les parlementaires et la presse) concernés à la nouvelle dynamique qui vise à accélérer la croissance, souligne le directeur du Centre d’études de politiques pour le développement (Cepod), M. Aliou Faye.

Les participants du Conseil interministériel d’hier devront, à terme, valider la démarche de finalisation de la Sca, adopter un cadre institutionnel, un plan de travail détaillé et un cadre de partage et d’information devant accompagner tout le processus de formulation.

MAMADOU SY ( Le Soleil du 15 Janvier 2005 )

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Cinq ans d'alternance : Wade joue le jeu

Article publié dans l'édition du Samedi 14 mai 2005
PAR MAMADOU AMADOU WANE
 Journaliste. Ancien Directeur de Publication de « Carrefour Républicain »

19 mars 2000, 19 mars 2005. C'est le cheminement inexorable de l'alternance politique au Sénégal. Un itinéraire qui m'a permis de prendre du recul pour en mesurer sa juste valeur. La distance parcourue depuis l'indépendance s'est heurtée à celle qu'à imposée le peuple pour créer l'alternance, donc la rupture sur la marche du temps.

De nombreux et honnêtes citoyens qui se reconnaissent à travers mes écrits, mon style de preux dialecticien, ont exprimé le désir de me voir reprendre la plume que j'avais écartelée par fétichisme de l'amitié, de fidélité vertueuse.

Parmi ces citoyens, un produit rare nommé Amadou Tidiane Niagane. Cet intellectuel émérite est doué d'une discrétion de Seigneur. « Grand ! me dit-il un jour, reprends ta plume pour nous peindre à la manière du pinceau, d'artiste, les gestes nobles de nos compatriotes attelés jour et nuit à rebâtir le Sénégal derrière Wade.
Certes, j'ai durement ressenti le séisme du 19 mars 2000 pour des raisons sentimentales évoquées plus haut. La décence m'a imposé le silence au point de jeter ma notoriété dans l'éclipse.

Peut-être pour mûrir ma réflexion, analyser les causes de l'échec et envisager de nouvelles perspectives émergentes. Aujourd'hui, après 5 ans d'éclaircie sur l'espace sénégalais, et face aux prochaines joutes qui s'annoncent, je me fais un défi de participer au débat démocratique.

La recomposition politique nationale va s'opérer d'elle-même pour donner un nouveau visage des alliances. Ma mission sera de fédérer des énergies patriotiques autour de l'essentiel, pour le renforcement et l'élargissement de notre expérience démocratique qui fait école en Afrique.

Naguère, nos critiques et analyses dans « Carrefour Républicain » dérangeaient à la fois le pouvoir d'hier et l'opposition devenue pouvoir aujourd'hui. Dieu merci, j'ai maintenu le cap de la fidélité dans la vérité. Et la dignité reste le socle sur lequel j'ai bâti la force de mon existence.
Ce concept de comportement constant m'obligeait à tirer la sonnette d'alarme. Car j'estime que la diversité bien comprise et acceptée est toujours source d'enrichissement personnel et collectif. Le Sénégal est une terre de métissage biologique et culturel, il est UN et Divers à la fois.

La tradition y a scellé un pacte de sang entre les ethnies, les communautés et les grandes familles. C'est en leur sein que s'est constitué : « le Sénégal profond ».Lire « le Soleil » du 10 et 11 mars 2005, Fouta : Wade a-t- il gagné le pari ?

Si l'article d'aujourd'hui s'intitule : Wade joue le jeu, c'est ni plus ni moins qu'il est démocrate dans les veines. La démocratie étant un défi permanent.

Pour que transparence, équité, justice et respect des institutions républicaines prévalent malgré le choc légitime des ambitions, les éclats des joutes électorales et même les lendemains douloureux de défaite. L'étape cruciale dès le 19 mars 2000 est maintenant un repère historique, une référence. Toute tentative de manipulation pour fausser la libre expression du suffrage des citoyens sera désormais comme une atteinte à ce monument de notre vie politique nationale.

Le pouvoir tout comme l'opposition a le devoir républicain d'y veiller scrupuleusement. Et il nous semble bon de rappeler cela à quelques mois des futures échéances qui sont certes très importantes. Mais ne sont ni un combat revanche ni un plébiscite. Ce sera banalement un choix libre qu'exerceront des citoyens avertis, conséquents et libres.

A l'heure actuelle, la campagne électorale n'est pas ouverte. Ceux qui cherchent à installer le pays dans l'effervescence politique rendent un mauvais service à la démocratie.

Car dans ce système, le respect de la durée est un impératif politique. L'organisation des consultations populaires en temps et en heure, aussi ce qui n'empêche ni le débat ni l'exercice plein et entier des droits de l'opposition face au pouvoir qui gère.

Savoir raison garder devrait être le leitmotiv de tout un chacun. Même si nous savons très bien que la politique est le champ clos des luttes sanglantes et/ou sans merci pour la conquête et la préservation du pouvoir. La démocratie « pacifie » cette terrible réalité mais ne change pas complètement. Ici la morale peut certes être convoquée sans être ni l'alpha ni l'oméga. L'efficacité est le maître-mot.

D'aucuns diront que Wade opposant a usé de toutes les ficelles jusqu'à déclencher les actions de violence. C'est vrai, mais il n'a jamais été jusqu'au-boutiste. Malgré les violences qu'il a lui-même subies.

Et son refus, une fois président de la République, de lancer une chasse aux sorcières est tout à fait en son honneur. C'est plutôt son Premier ministre dès l'alternance qui a ciblé le PAD, la LONASE, la CUD et même le Parti Socialiste et ses dirigeants (discours programme).

Wade est allé dans le sens inverse en « récupérant » des transhumants en délicatesse avec leur gestion passée. Il a certes agi en politique mais aussi en politicien car aucun nouveau pouvoir ne peut bien s'installer et perdurer sans utiliser des «traîtres». Comment connaître alors certains rouages, certains méandres secrets de l'administration, bref les sentiers sinueux du monstre froid : l'Etat. La politique n'est pas la morale ou la religion. Elle est un domaine spécifique où, se salir les mains est une condition nécessaire et suffisante du succès, c'est-à-dire de l'efficacité.

De ce point de vue, Wade a bien joué car il a pu renforcer son pouvoir en faisant adopter une nouvelle Constitution acceptée par toutes les parties prenantes, en renforçant la majorité du PDS à l'Assemblée nationale, en mettant au pas ses alliés ou en les démettant quand c'est nécessaire.

Sur le plan économique, son bilan est très positif du point de vue de la croissance qui a atteint six pour cent (6 %). Les agrégats macro- économiques sont au beau fixe. C'est l'occasion de rendre hommage au Premier ministre Macky Sall qui traduit sur les faits la vision du Chef de l'Etat sans rechigner.

Ainsi, malgré des dépenses énormes dans les secteurs sociaux (Santé et Education mais aussi diplomatie, avec l'ouverture d'au moins une dizaine de représentations diplomatiques) l'équilibre budgétaire est préservé, les salaires augmentés et payés à temps, les projets routiers sortent de terre, bref, le Sénégal est en chantier.

Même si on ne mange pas la croissance et que la situation de l'emploi n'a pas connu d'embellie, la stabilité du pays fait des jaloux - Machallah !

Les grands projets sont remis aux calendes sénégalaises. Nous disons : de Abdoulaye Wade. A l'évidence, les critiques sont un grain à moudre et les militants de l'alternance de réels motifs de satisfaction. Les chiens aboient, la caravane passe.

Globalement, tous les Sénégalais peuvent se féliciter du bilan politique si on peut dire, de l'alternance. Car le chaos que d'aucuns redoutaient ne s'est pas produit. Comme dans les grandes démocraties, tout s'est passé normalement, et même quelque part mieux. Il est vrai que personne ne pouvait imaginer que cela se passerait aussi calmement. Il faut reconnaître que Abdou Diouf a joué le jeu en refusant de suivre les ultras.

En cela l'attitude du Président Wade a été déterminante et sans tricherie. Il fait preuve d'un courage politique exceptionnel et de qualité humaines remarquables et indéniables. Par les actes Wade s'est révélé à l'immense majorité des Sénégalais qui ne le connaissaient véritablement comme un authentique humaniste, un homme tolérant et généreux de cœur, d'esprit et de gestes. Issu du pays profond, il en a gardé la culture unique de solidarité, de don de soi et de fraternité apaisée.

Wade a compris mieux que quiconque, que l'argent est un moyen politique qu'il faut utiliser au moment M et au temps T. Pour donner un exemple : il a sauvé la vie d'un jeune confrère très professionnel de Radio et de presse écrite qui ne le ménageait guère en le faisant évacuer sur Paris à ses frais (Wade).

De nombreux adversaires d'hier voire même ceux qui l'avaient quitté bénéficient aujourd'hui de sa clémence et de ses largesses.
Il faut rendre hommage à Wade sans verser dans la flagornerie pour ce comportement chevaleresque.
La sagesse populaire Pulaar dit : « Couvrir de lauriers ton adversaire, n'enlève en rien ta générosité ».

Wade aurait pu cultiver rancune et méchanceté en installant le pays dans une situation très difficile de guerre fratricide et de règlement de comptes. Heureusement que la sagesse a prévalu et que notre démocratie est plus forte que jamais.
Toutefois, nous sommes condamnés à continuer à relever le défi des enjeux qui interpellent le Sénégal et l'Afrique.

Les législatives de 2006 pointent à l'horizon et sont l'occasion d'une nouvelle épreuve nationale. Nous sommes tous indexé pour gagner le pari d'une bonne organisation du scrutin aboutissant à des résultats acceptés par tous.
Le pouvoir a une responsabilité particulière qu'il doit assumer avec courage et rigueur dans le respect strict de la volonté des citoyens. S'il faut être vigilant dès maintenant et pendant toutes les étapes du processus électoral, il n'y a pas lieu d'engager un quelconque procès de sorcellerie.
Faisons confiance à la majorité du peuple sénégalais qui, le moment venu, fera son choix en toute liberté et indépendance d'esprit. Mais, Monsieur le Président, restez avec nous, car il se fait tard ! 

Déclaration de l’Antenne USA de la CIS
Non à l’amalgame et à la Diversion: 

Depuis maintenant plus d’un an, les citoyens de tous bords ont été exposés, parfois à leurs corps défendants, à des joutes épiques et des supputations sur le “cas” de Monsieur Seck, EX-secrétaire général adjoint du Pds, EX-directeur de Cabinet de Monsieur le Président de la République et EX-Premier Ministre.

Au delà des croyances des uns et des autres, un seul fait demeure: Le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade vient encore une fois de donner une leçon de haute portée républicaine:

1-       Des présomptions graves de malversations ont pesé et pésent encore sur un citoyen, qui reste un citoyen, quelles que soient par ailleurs les fonctions qu’il a eu àoccuper;

2-        Monsieur le Président de la République a fait diligenter une enquête sur la question et son Premier Ministre a saisi les autoritées et institutions compétentes.

3-       Le citoyen mis en cause a le droit et le devoir de s’expliquer;

4-         la Justice indépendante a le devoir de trancher conformément aux lois et réglements qui régissent ce pays.

Dans cette situation, du reste normale dans une démocratie qui fonctionne comme celle du Sénégal, toutes positions, actions et ou attitudes de nature à influencer le cours normal de l’action de la justice, est condamnable parce que servant d’autres intêrets que ceux de la République, de l’assainissement souhaitable de la gestion des déniers publics et du renforcement du processus démocratique. 

Dans le cadre que voila, la CIS, section Usa, combattra avec détermination  tous ceux et celles qui, pour des raisons diverses, tentent, par leurs actes et attitudes, à  faire apparaitre  cette question comme une “cabale” contre une personne.  

La Cis-Usa fustigie l’amalgame et la diversion que des armées d’employers à la petite semaine et souteneurs non bénévoles tentent d’imposer aux citoyens sénégalais en insistant sur la “martyrisation” d’un simple citoyen sur qui tout le monde s’acharnerait sans pitié.

Les autres millions de sénégalais ont des priorités et préoccupations autrement plus importantes que les épanchements et lamentations sur des “cas” et/ou ambitions d’individus qui veulent croire et faire croire à leur destin national prédestiné. 

La Cis-usa, soutient sans réserve la position de Monsieur le Président de la République de clore le débat sur cette question en tant qu’institution et de laisser la Justice faire son travail.  

La Cis-Usa demande instamment à Monsieur le Président de la République de rester ferme dans sa volonté de faire régner l’égalité des citoyens devant la loi et de sanctionner sans faiblesse tous les ennemis de la démocratie et de la paix sociale, qui travaillent pour leur propre compte et non celui de la nation . 

La Cis-Usa exhorte Monsieur le Premier Ministre Macky Sall, à continuer l’excellent travail qu’il accomplit chaque jour auprés de son Excellence, sans tambours ni trompettes et surtout avec l’humilité qui sieds à un bon serviteur du peuple. 

La Cis-Usa, demande à tous les militants et sympathisants du Parti Démocratique Sénégalais de resserrer les rangs et de ne pas tomber dans les piéges des vendeurs d’illusions et autres acheteurs de consciences  dont la réussite ménera, sans détour, à l’institution du détournement de déniers publics, la concussion et la corruption active comme voie royale d’enrichissement personnel. 

Pour L’Antenne Cis Des Etats-Unis d’Ameriques
Le Coordinateur 
Mor Fall Dieng 
Membre de la Fedration Pds des Usa. 

MACKY SALL A RENCONTRE LES 
SENEGALAIS D’AMERIQUE

 
«Nous n’avons jamais vu un homme 
politique aussi franc, sincère et direct»

Ndiogou Wack SECK ( il est Midi.net le 05 Juillet 2005)

Il a eu toutes les peines du monde à démarrer son discours. La salle, toute la salle, debout et unanime ne finissait pas d’applaudir, d’ovationner, de magnifier toutes tripes dehors, l’allégresse qui l’habitait. Entre le Premier Ministre sénégalais Macky Sall et la communauté sénégalaise vivant aux USA, c’est désormais un mariage d’amour qui risque fort de résister au temps, aux jalousies et aux éventuelles propagandes d’une hypothétique opposition qui n’existe pratiquement plus aux Etats-Unis d’Amérique. Une salle qui a refusé du monde, où les toilettes de ces belles dames, étoiles du Sénégal scintillant dans la nuit de Harlem, rivalisaient avec la détermination de tous ces jeunes et ces hommes venus communier avec un Premier Ministre simple, modeste mais percutant de sérénité et de sincérité. L’Amérique de la diaspora était à ses pieds. Macky fascinait. Et quand, enfin, le silence revint et qu’il pu parler, ce fut à nouveau le délire…

« Je suis venu sur ordre du Président Abdoulaye Wade qui attache trop d’importance à votre communauté. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il vous a surnommés la 12ème région du Sénégal », débuta le PM avec respect et déférence. « Vous n’avez pas oublié vos origines. Vous êtes là pour travailler et vous le faites bien. Toutes les confréries, ce ciment de notre unité nationale, sont là pour incarner l’Islam. La cohabitation avec les chrétiens est un exemple dans le monde ». Ainsi, commença-t-il, comme pour remettre tout le monde dans l’ambiance du pays dont ils sont tous nostalgiques. Puis, répondant point par point aux différentes doléances des Sénégalais vivant aux USA, doléances allant des plus réalisables aux plus folles, Macky Sall s’est carrément refusé le jeu de démagogie cher à la plupart de nos hommes politiques. « Nous devons nous rendre compte de ce que vous représentez. Sinon, demain, faites comme vous l’aviez fait avec nos prédécesseurs. Nous ne sommes pas là par coup d’Etat, ni par la fraude électorale. Nous sommes arrivés au pouvoir par les cartes. Donc nous ne pouvons pas venir ici vous raconter des histoires. Nous ne pouvons pas vous tromper. Car c’est vous les arbitres. Vous seuls. Si vous êtes déçus, vous savez ce qu’il faudra faire, les cartes seront encore là pour nous faire partir… »

Ce fut encore le délire dans cette immense salle de Schomburg Center for Research in black culture, sise au Malcolm X Boulevard du mythique quartier des basketteurs noirs de Harlem globe-trotters des années 60. On eût dit que cet atypique Premier Ministre sénégalais détenait un magique pouvoir d’électriser ces foules subjuguées. Longtemps après la fin du meeting, des grappes humaines, regroupées dans la nuit de la 135th street, commentaient encore ces propos profonds qui rappelaient étrangement le héros de la Démocratie sénégalaise, celui-là qui a enduré 26 ans de privations et de martyre avant d’accéder au pouvoir sans effusion de sang. « A partir d’aujourd’hui, je ne suis plus PS. Macky du nitt. Je deviens PDS avec toute ma famille », criait-on ça et là. « Kii moo gnémé deugg waay. Je n’ai jamais aimé la politique, mais à cause de Macky Sall, je deviens PDS aujourd’hui même », rétorquait un autre au comble de l’extase. C’était pratiquement le Fox-trot sur tout le long des trottoirs.

En effet, Macky Sall, en vrai maître de la cérémonie n’a pas eu besoin de bluffer ni d’user de langue de bois. Sa philosophie est claire : La vérité, la clarté, la franchise. Aucune promesse inutile. Aucun propos démagogique ou politicien. Il a plutôt expliqué, enseigné, éclairé les lanternes. Et tout y passa : le cadre macro-économique, les processus budgétaires, la capacité d’absorption des crédits, la politique d’éducation avec les colonies des vacances en faveur des enfants des immigrés, la banque de l’habitat pour les aider à trouver des logements au Sénégal, le soutien au jeune Alioune Badara Seck condamné à une très lourde peine de prison aux USA, l’histoire de cette autre Sénégalaise dont le bébé est en ce moment confisqué par les autorités fédérales américaines, les voitures âgées de plus de 5 ans, la gratuité des antirétroviraux…

« Je ne vous promettrai pas ce que je ne peux pas, uniquement pour vous plaire », avait conclu Macky Sall tout en martelant  « ce que je ne peux pas, c’est prendre l’argent du gouvernement du Sénégal pour venir financer des immigrés ici. Le budget du pays, c’est pour le pays. Sinon, en des cas exceptionnels de mesures d’urgence. Il faut qu’on cesse de voir le Sénégal avec les yeux de l’Amérique ». Puis, plus rassurant, le PM leur montre la bonne voie : « Laissez les troubles du Sénégal au Sénégal. Faites bloc et travaillez. Il n’y a pas de Pds ou autre chose. Le développement du Sénégal ne pourra se faire sans vous. Pensez à ce que vous pouvez faire pour votre pays. Parce que moi, je ne peux que vous montrer le chemin, le cadre pour tout vous faciliter. Le reste, c’est vous. Je ne peux pas prendre d’autres engagements. Je ne peux pas vous mentir. Abdoul Malal Diop est là pour vous, il est avec vous, et je constate que vous êtes contents de lui… ».

En effet, le Ministre Abdoul  Malal Diop et le Consul Kouyaté ont été les autres attractions de la soirée. Le Ministre, à l’image du Président Wade et de son Premier Ministre, leur avait auparavant tenu un langage si chaleureux et si véridique que le public, à l’unanimité lui réserva, une si bonne plage d’ovations que les arbres de son lointain Fouta natal ont failli s’en déraciner… Ce fut beau, tout cela. Simplement magnifique pour ne pas dire plus. Macky Sall a conquis le cœur de l’Amérique et il sera difficile, voire impossible de faire mieux. 

Le PM face aux radios sénégalaises d’Amérique

Ceux qui ne le savaient pas sont désormais avertis et éviteront de parler dans le dos du Premier Ministre. Gare aux médiseurs parce que saa waay Macky Sall il parle toutes les langues ndékété. Du Français au Sérère en passant par l’Anglais et le Pulaar. Dans ces langues, il répondait avec aisance et même avec humour à toutes les questions. Y compris les pièges des journalistes sénégalais de New York qu’il déjouait avec maestria. Ils étaient tous là, sauf radio Tam-Tam malheureusement, qui a accusé du retard entre les bords de la rivière Potomac à Washington et le Boulevard Malcolm X de Harlem à New York.

Babacar Guèye de Radio Askanwi. Abdou Diaw (le fameux comédien de Daaray Kotch exilé aux USA) et Ndiogou Diop de Radio Naraw. El Hadj Malick Tall de Online Africantime. Abdoulaye Ndoye de Online Sénépromet. Issa Sao de Radio Mouride internationale. El Hadj Ndao de Sunu Afric Radio. Tékhé Gaye de Radio Modou. Ahmed Tidiane Dia de Radio Association des Sénégalais. Et enfin Babacar Thiaw de Radio USE and Views in USA. Sans  complexe et sans détours, ils ont carrément bombardé le Premier Ministre de questions. Toutes sortes de questions. Des plus sensibles aux plus saugrenues. Et tout y est passé, dans un rythme et un débit infernal de mitrailleuse crachant le feu. Mais c’était sans compter avec Macky Sall que les pièges et les allusions n’émeuvent point. Il est comme ces baobabs séculaires du Sahel que les saisons ne déragent guère. Il lui arrive même de les aider à mieux calibrer