Le
temps des bons choix
"Les élections législatives
de 2006 et présidentielles de 2007 dominent
la vie politique sénégalaise aujourd'hui.
Des partis politiques à la société civile
en passant par les organisations
professionnelles, le Sénégal vie à
l'heure des bilans de l'alternance et des
perspectives d'avenir. Cela témoigne de la
vitalité et de l'effectivité de la démocratie
et c'est tout à l'honneur des citoyens
de ce pays. Le présent article est une
contribution au débat sur les alliances
politiques dans la perspectives des élections
de 2006 et 2007."
Monsieur
Madièye Mbodj, membre de la Coordination des
cadres Aj/Pads avait courageusement ouvert un
débat dans les colonnes du Soleil. (Edition
du 12 février 2005). Depuis, les
intellectuels et hommes politiques semblent
avoir pris le parti de mettre cette question
sous le boisseau. Beaucoup, pour des raisons
compréhensibles préfèrent adopter la
politique de l’autruche et nient de façon
systématique que rien n’a été fait depuis
5 ans dans ce pays ! La question que soulève
Madièye est pourtant pertinente et
d’actualité. Le pays est en effet
aujourd’hui comme un laboratoire où tous
les alchimistes de la politique semblent se
plaire à faire des combinaisons et des
combines. Dans le contexte pré-campagne où
toutes les combinaisons sont ou seront testées,
nous saluons le courage politique de Madièye
pour avoir osé interpeller ses camarades de
parti comme toutes les autres composantes de
la Cap 21.
Dans une précédente
contribution, je posais cette question des
Alliances en réponse à l’agitation autour
de l’idée d’une gauche plurielle hétéroclite.
Nous comprenons donc que l’invite à ne pas
écarter d’office la continuation de
l’alliance avec le Président traduit bien
la volonté de l’auteur et des cadres de son
parti de ne pas s’aligner sur les positions
extrémistes de ceux qui veulent à tout prix,
enterrer cette possibilité pour des raisons
personnelles différentes des réalités et
priorités du moment. Cependant,
l’invitation à débattre semble véhiculer
l’idée selon laquelle, la réalisation
d’une telle solution était liée à l’avènement
de ce qu’il se défend de qualifier de «retour
d’ascenseur» et que j’appellerais «une
alternance dans le camp de l’alternance.»
Aussi compréhensible
que cette demande puisse être, elle ne
saurait être une condition sine qua non. Si
tel était le cas, Madièye ne fait ni plus ni
moins qu’exiger la reddition pure et simple
d’une partie du camp de l’alternance.
Alors de débats, il n’y en aura point car
une telle position serait simplement destinée
à la consommation interne de son Parti et du
mouvement de la Gauche. Dans ce dernier cas de
figure, sa proposition ne saurait être une préoccupation
prioritaire du citoyen n’appartenant pas à
ce parti ou à ce mouvement.
Nous avons voulu
relever ce point pour aider à clarifier le
contexte du débat auquel il invite. Nous
considérons en effet qu’aucun membre de la
coalition actuelle, le Pds, la Gauche dite
historique ou les autres membres de la Cap 21,
n’est en position de dicter les termes des
accords pour continuer le cheminement commun
sur la route tracée depuis mars 2000 : 1- Le
Pds, dont l’option de faire cavalier seul
aux consultations de 2006 n’est pas encore
officialisée, a ses limites objectives qui ne
sauraient être maquillées et passées sous
silence : il faudrait bien y faire face
et vite. Le Pds est certes un parti fort qui a
démontré ses capacités. Pour autant et
justement à cause de son rôle de leader des
transformations qualitatives qu’exige le
pays, ce parti ne devrait pas adopter la
solution facile du retour au «ku man sa morom
duma».
La ligne historique
du parti et du Secrétaire Général National
a toujours été de conquérir le pouvoir,
seul s’il faut, mais de gouverner avec
toutes les forces vives de la nation. Il ne
faut surtout pas que l’immaturité politique
et les intérêts égoïstes de certains
pseudo-leaders d’opinion, nous forcent à
renier un principe noble. Les circonstances de
la prise du pouvoir en 2000 ainsi que les
exigences de l’heure, commandent un dépassement
des considérations purement partisanes. Il
faut reconnaître aussi que les querelles
byzantines, la manipulation médiatique et le
dithyrambe des flagorneurs qui ont cours dans
le parti aujourd’hui, sont autant de forces
négatives qui tirent les prétentions de ce
grand parti vers le bas.
On ne gagne pas des
élections en se tirant dans les pattes, tout
en criant haut et fort son soutien indéfectible
au secrétaire général national et au Président
de la République. Ceux qui initient et
entretiennent cette nouvelle culture
d’alignement «derrière» des pseudo-sauveurs
du parti et de «fils spirituels» à réhabiliter
par la force de l’argent, ne rendent
services qu’à eux-mêmes. Ils et elles
savent bien qu’ils ne travaillent ni pour le
parti, ni pour le secrétaire général
national qu’on pousse en réalité à la
capitulation et/ou à l’abdication!
L’issue de ce «combat» d’arrière-garde
est certes connue, mais ses séquelles dans le
court terme ne profitent à personne. Ceux qui
refusent d’intégrer cette dimension de la
situation actuelle du parti dans l’évaluation
de sa force réelle, ne trompent qu’eux-mêmes
et le président de la République. Le secrétaire
général et les militants sincères de ce
parti savent qu’il y a encore beaucoup à
faire pour retrouver cette unité saine autour
d’un programme et d’un projet de société
qui ont porté le Pds, à travers les années
dites de braises, contre l’Ups-Ps de
Senghor, de Moustapha Niasse, d’Abdou Diouf,
Djibo Ka et Tanor. Ces années sont celles
durant lesquelles les militants et
responsables n’étaient point «derrière»
le secrétaire général. Ils et elles étaient
à ses côtés, devant lui, aux avant-postes
et parfois dans l’anonymat le plus complet
pour faire avancer les idéaux du parti
qu’il symbolisait. Aujourd’hui, les
militants et responsables doivent se
convaincre que la priorité n’est pas de
perdre du temps pour repêcher et de réhabiliter
un «sauveur» qui n’a pas été capable de
se prémunir contre l’ambition dévorante et
l’arrogance du parvenu!
Pour ce parti, une
consolidation et même un élargissement de
l’alliance avec les partenaires d’hier
serait la voie la mieux indiquée pour préserver
et développer les acquis démocratiques,
assurer la paix sociale pour maintenir ce pays
sur le chemin du développement qui se
confirme chaque jour.
Le président de la République,
secrétaire général du Pds, ne devrait point
céder aux sirènes de la ligne partisane.
Nous soutenons sa politique d’ouverture et
de gouvernement avec toutes les forces saines
de ce pays. Il est temps de marcher avec ceux
qui veulent mettre un pas devant l’autre et
laisser les spécialistes de la palabre faire
des conjectures sur ce qui devrait ou aurait
pu être.
2- La Gauche dite
historique, dont l’unification n’est pas
encore acquise, est en quête de ses marques.
Certes l’effort est visible, mais
l’amalgame dans la démarche des initiateurs
de ce mouvement devrait constituer une source
de préoccupation pour ses composantes
significatives et pour tout citoyen soucieux
du devenir du pays. En effet, les parties
prenantes à une unité de la gauche
historique doivent poser ou répondre à des
questions de fonds sur la démarche
d’unification de cette Gauche: Pourquoi
a-t-on eu besoin de poser la problématique
d’une Gauche plurielle, incluant le Parti
socialiste et l’Afp notamment, bien avant la
théorisation du rôle de la Gauche dite
historique ? N’a-t-on pas voulu, dès
l’entame, forcer tout le monde dans une
coalition d'une gauche plurielle ? L’unité
et le renforcement d’une Gauche historique
ne sont-ils ainsi que les prétextes et la
cerise sur le gâteau décoré d’un plan
vicieux de restauration du pouvoir socialiste?
Mais bien entendu, cela est strictement
l’affaire des militants de Gauche. De quoi
je me mêle ?
Nous soulevons ces
questions sur l’intégrité de la démarche
des initiateurs du mouvement d’unification
de la gauche en ce qu’elles renvoient
directement à la crédibilité même de ce
qu’on veut présenter comme une alternative
à la continuation de l’actuelle alliance.
Cette alternative qu’on essaie de fourguer
à la Gauche, dans les conditions objectives
aujourd’hui, est pire que celle qu’on
refuse d’envisager avec courage et lucidité.
Les «hard liners» des composantes de la
Gauche ont aujourd’hui le devoir sinon
l’obligation d’ouvrir les yeux sur la réalité
crue: Si l’Unité de la Gauche historique était
la finalité de l’action du Mag, il était
permis de s’attendre à ce que cet objectif
soit privilégié sur tout autre impératif.
Une Gauche unifiée et forte pourrait en effet
faire face sereinement et souverainement à la
question de son alliance avec les autres
forces en présence dans l’arène politique.
Aujourd’hui, son
unité et dans une large mesure son action
future se heurtent à la fracture sur cette
notion de Gauche plurielle. L’analyse de la
littérature du Mouvement d’unification de
la Gauche montre un «bétonnage politique»
qui tente de rejeter d’entrée la possibilité
de continuation de la présente alliance, même
si elle figure dans la liste des solutions «envisageables».
Par une sorte de terrorisme intellectuel
subtile qui charrie un zeste de chantage, on
voudrait obliger les partenaires potentiels à
naturellement adopter la solution préétablie
d’une Gauche Plurielle : Le message qui
est véhiculé aujourd’hui est haut et clair :
l’alliance de la Gauche Plurielle verra le
jour, même si elle devait se faire au grand
dame de certaines composantes essentielles de
la Gauche Historique. Ce faisant, on «invite»
fermement à ne pas rater le train de
l’Alternative à l’Alternance, par un
contrat d’adhésion, un «à- prendre ou à-laisser»
qu’on présente à la signature des partis
politiques de cette Gauche Historique.
Les vrais bénéficiaires
d’une alliance dite de la Gauche plurielle
se sont empressés de capitaliser sur cette
aubaine politique, se permettant même de
poser des conditionnalités. Récemment, les
membres du Cpc ont bien montré la couleur en
invitant sans ambages la Ld à les rejoindre,
définissant ainsi leur cadre comme l’axe
central autour duquel tout devrait graviter.
Et le mot est lâché : La gauche
historique est bien à la croisée des chemins.
Ce qui inquiète, c’est leur hésitation à
faire le bon choix évident de s’assumer
entièrement et de façon responsable pour
continuer et consolider le travail en cours
dont ils sont comptables du passif comme de
l’actif ! Libre a ceux pour qui le ramage et
leur plumage sont plus important que le
service au peuple, de se désolidariser pour
des opportunités de course au leadership de
la gauche. Nous soutenons qu’il est plus
facile et plus indiqué de “parfaire” ce
que le Pds, la Gauche représentative et des
millions de citoyens sincères avaient théorisé
et mis en place, que d’aller vers la
constitution laborieuse et peu convaincante
d’une coalition dont le seul but tangible
est d’essayer de remettre les fossoyeurs du
pays au pouvoir. Notre conviction est fondée
sur un bon sens à toute épreuve: Les deux
partis, qui font l’objet d’une cour
assidue par le Mag pour la constitution
d’une Gauche plurielle, ne sont pas dans une
situation désespérée qui les obligerait à
se plier sous le diktat d’une Gauche unie.
Le poids électoral total de cette Gauche unie
est inférieur à celui de ces partis pris
individuellement, quelle que soit l’hypothèse
forte qu’on veut bien faire sur le «poids qualitatif»
de la gauche !
Il est donc permis
d’affirmer qu’une alliance de la gauche
avec ces partis ne peut se faire que sur la
base de miettes que ces derniers voudront bien
offrir à la gauche pour les empêcher de
continuer leur alliance actuelle. Une analyse
sérieuse de la stratégie qui se développe
au sein du Cpc montre que ce bloc n’a
objectivement aucune raison de se mettre derrière
la Gauche ! Quoiqu’en disent les analystes
du Mag, c’est la Gauche, unie ou pire, en
ordre dispersée, qui sera contrainte à faire
des concessions de taille dans son mariage
avec les partis du Cpc. Au total, je voudrai
ici et maintenant dire qu’en tant que
militant du Parti démocratique sénégalais,
je prends acte de ce débat qu’ouvre ce
membre de la coordination des cadres de Aj et
demande à leurs homologues du Parti Démocratique
Sénégalais et des autres partis de la Cap 21
d’y faire suite dans les meilleurs délais.
En tant que citoyen sénégalais,
je marque mon adhésion totale et mon soutien
actif à toute structure commune qui irait
dans le sens de la consolidation du mouvement
de mars 2000. Ainsi, la Cellule des cadres du
Pds devrait se saisir de cette question,
d’en débattre et de faire connaître leur
position. Un tel débat serait de loin plus
utile que de tenter de répondre aux
gesticulations ridicules des souteneurs de
messie préfabriqué et des tenants d’une
nouvelle forme de régionalisme qui donne des
frissons !
Les Cadres de tous
les partis membres de la coalition de mars
2000 devraient créer un comité d’échange
dont les conclusions et analyses seront
soumises aux directions et instances des
partis membres. Nous apporterons notre soutien
actif à une telle entreprise.
Ce n’est pas
seulement la gauche qui est à la croisée des
chemins. Le Sénégal devra choisir entre
avancer ou reculer sur tous les plans. Le
retour (hypothétique !) du Ps et de ses
dérivées est un recul ! Le retour à un
gouvernement partisan, même par faute de
partenaires sincères, est un recul ! La «Gauche
plurielle» est un leurre et une fuite en
avant qui conduit directement comme
aujourd’hui à un cul-de-sac !
L’avenue, Yoon Wi,
est ainsi bien tracée depuis mars 2000. Elle
a été ouverte par la détermination et la
maturité du peuple sénégalais, qui rejetait
ainsi sans équivoque les sentiers et autres
voies sans issues des querelles idéologiques
et partisanes. Il reste à avoir le courage de
l’emprunter. Pour marcher sur ce chemin du
progrès, il sera nécessaire que certains
hommes politiques descendent de leurs grands
chevaux et deviennent plus humbles :
C’est à ce prix seulement que nous pourrons
servir le peuple sénégalais que tout le
monde prétend défendre.
Mor Fall DIENG
Membre de la Fédération Pds des Etats-Unis.
Weindedieng@yahoo.com
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AN
CINQ DE L’ALTERNANCE : Le Sénégal a
changé
Le Courrier confidentiel ( 19 Mars 2005 )
Le changement de régime intervenu le 19 mars
2000 a donné un nouveau visage au Sénégal.
Emplois, agriculture, infrastructures, éducation
sont les secteurs dans lesquels le Gouvernement
de l’Alternance a investi et a engrangé des
avancées très significatives. Une évidence.
Les chantiers fleurissent à travers le
pays.(Case des tout-petits, lycées, collèges,
hôpitaux, bassins de rétention, subvention du
matériel agricole, logements sociaux, etc.) et
des avancées sociales notables (4 hausses de
salaire en trois années, revalorisation de la
pension des retraités, généralisation des
bourses, soins gratuits pour les handicapés et
les nonvoyants, dettes paysannes annulées 8
milliards, etc.) par un régime qui a vite
appris. Cinq années après cette victoire
historique des démocrates sur un régime que
l’histoire avait déjà condamné,(quarante
ans d’hégémonie) l’heure du bilan à deux
ans du renouvellement du mandat présidentiel,
rassure. Pour la première fois dans
l’histoire de notre jeune nation, le Sénégal
a financé aux deux tiers les projets nationaux
sur fonds propres, selon les experts de
l’Umeoa. Par la preuve des chiffres et de la
visibilité des infrastructures, le Chef de l’état,
scelle apparemment le sort une opposition déboussolée
qui aura du mal à battre campagne sur « les
promesses Présidentielles non tenues ».
Partout, à travers le Sénégal, les libéraux
ont pris pied dans les domaines prioritaires du
développement. La demande sociale est si prégnante
que quelques poches résistent encore. Quarante
années de ruine sociale ne s’effacent pas en
quatre ou cinq années. Les dossiers brûlants
de l’Alternance demeurent la question des
audits. Point noir de la gestion de
l’alternance. La poste, les chantiers de Thiès,
le bateau d’huile importée, la Sicap, la
liste est loin d’être exhaustive. Le Courrier
ouvre le dossier de ce printemps démocratique
en rappelant des faits irréfutables……
L’opposition sénégalaise a été prise dans
son jeu d’où elle sort perdante. Le piège du
Président Wade a fonctionné à merveille. Sur
les grands travaux du septennat, il avait placé
la barre très haut. Certains l’assimilaient
à des fantasmes ou à des éléphants blancs (déclaration
de Ousmane Tanor Dieng). Aujourd’hui, les
faits donnent raison à un Président qui se
conforte dans son idée que le contrat de
confiance qui le lie au peuple qui l’a élu démocratiquement
un soir du 19 mars a été respecté. « Quoique
que l’on puisse détester le lièvre, accepter
au moins qu’il sache courir » dit l’adage.
Le Sénégal a changé ; le bébé grandit dans
un contexte économique plus que difficile, se débarrasse
de ses coquilles au fur et à mesure de sa
gestion. Jeunesse et emploi Le président Wade a
eu raison de dire que la pace des jeunes n’est
pas dans la rue. La couche sociale qui a le pus
bénéficié de l’alternance reste sans
conteste la jeunesse. L’élaboration de la
lettre de développement du secteur de la
jeunesse a permis de prendre en charge les préoccupations
de la couche juvénile vulnérable. Un budget de
trois millions par an pour toutes les activités
de la jeunesse du temps des socialistes. Le régime
de l’alternance a mis sur la table une
importante manne financière.
Huit milliards ont été mobilisés rien que
pour financer les projets. Dans le cadre des
différents projets dont le plus important est
le fonds national de promotion de la jeunesse.
Le Fnpj a financé 3.044 projets sans garantie,
générant au passage 12.235 emplois. Dans le
cadre du plan de reconstruction de la Casamance,
le chef de l’état a encore fait confiance au
génie de cette jeunesse. Un fonds spécial
d’un milliard a permis le financement de 348
projets et la création de 2349 emplois. Le
ministre de la jeunesse, instruit par le Président
Wade, a décliné cette vision prospective en
emplois concrets. Alioune Sow, impliqué dans
cette dynamique des jeunes affirme catégoriquement
« La jeunesse, n’est plus perçue comme un
problème, mais comme une solution ». La
construction prochaine de 2500 maisons de
l'outil est à mettre à l’actif des
innovations apportées aux politiques de
jeunesse naissantes.
Ces maisons seront suffisamment dotées de matériel
pour permettre aux jeunes d'exploiter à
suffisance leurs capacités. Une révolution. Le
constat est partout le même. La jeunesse des
profondeurs est aussi au centre des préoccupations
du chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade. La création
des entreprises rurales sera bientôt une réalité.
L’état a pris la décision de les accompagner
dans leur vocation. L’objectif de former
12.000 Vagri d’ici 2007 est une stratégie
pour booster la redynamisation du secteur
primaire et de fixer les jeunes dans leur
terroir, afin de mettre un terme à l’exode
rural, mère de l’insécurité. La priorité
sera désormais accordée aux projets agricoles,
dont le financement est déjà en place. Le
rajeunissement du paysannat est la cible de la démarche.
L’agriculture L’annulation de la dette
paysanne et le renouvellement du matériel
agricole (cinq milliards) restent deux grandes
mesures. Le monde rural n’a jusque-là autant
bénéficié de soutien et d’attention de la
part d’un régime, en dépit des
dysfonctionnements initiaux de la filière
agricole, et de la disparition de la Sonagraines.
Une catastrophe. En consultant les statistiques
de la direction de l’agriculture, il apparaît
nettement que de 1991à1999, soit huit ans, le
gouvernement socialiste n’a distribué que
256.000T soit une moyenne annuelle de 28.500T.
À l’opposé sur une période de quatre années
(2000-2004), le gouvernement de l’alternance a
distribué 203.000T soit une moyenne de 41.000T,
presque le double. Le président de la république
dans sa politique agricole a fait pour le monde
rural ce qu’il n’a pu obtenir en 40 ans de règne
socialiste. Au-delà de cette prouesse, la
distribution
du matériel agricole, subventionné à hauteur
de 78% par l’état est un pari réussi. La
nouvelle approche du ministre d’état ministre
de l’agriculture et de l’hydraulique,
M.Habib Sy commenceà porter ses fruits.Les
paysans sont assistés, conseillés et suivis de
la semence à la récolte, sans oublier la
commercialisation.
Malheureusement, le péril acridien a annihilé
ses efforts conjugués. Mais vigilant et prévoyant
le gouvernement a su mobiliser en un laps de
temps très court les ressources financières et
matérielles afin de lutter contre le fléau des
criquets. La diversité des cultures a mis à
l’abri le monde rural des imprévisibles
catastrophes. Les faits sont là. L’évidence
saute aux yeux pour les citoyens qui ne sont pas
animés d’une haine obsessionnelle. Les
partisans de l’ancien régime qui veule le
restaurer ont de sérieux soucis à se faire.
Seule ombre au tableau. La gestion exaspérante
des audits. ( Économie, infrastructures et
gestion des audits dans l’édition de demain)
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Wade
et l'Amérique
Le Président Abdoulaye
Wade est en terrain de connaissance aux États-Unis.
Début Décembre, comme à chacun de ses séjours,
il y a rencontré tout ce que Washington compte
de sommités.
Abdoulaye Wade est en terrain de connaissance à
Washington. Très à l'aise, le chef de l'État
sénégalais passe d'un interlocuteur ou d'un
registre à l'autre sans vraiment se forcer.
Dans le couloir qui mène à sa suite, au sixième
étage du Willard Intercontinental, il y a foule,
ce lundi 6 décembre. Des hommes d'affaires, des
politiques et des journalistes américains, des
compatriotes établis aux États-Unis. Peu après
son atterrissage, la veille, à l'aéroport
militaire Andrew Air Forces Base, il a dîné
avec l'ancienne secrétaire d'État démocrate
Madeleine Albright, présidente du National
Democratic Institute (NDI), une organisation à
but non lucratif proche du Parti démocrate.
Dans la matinée du 6, Wade est reçu au Congrès
par Bill Frist, le chef de la majorité républicaine
au Sénat. En début d'après-midi, il rencontre
George W. Bush. Presque au même moment, son épouse,
Viviane Wade, prend le thé, dans un autre salon
de la Maison Blanche, avec Laura Bush.
Entouré de ses
deux enfants, Karim et Sindiély, de plusieurs
de ses ministres et conseillers, le président sénégalais
croule sous les demandes d'audience. Quelques
personnalités démocrates, beaucoup de républicains.
Aux uns et aux autres, le discours très VRP de
Wade est invariable : « Je préside aux destinées
d'un pays à forte majorité musulmane, démocratique,
laïc, ouvert sur le monde et à la recherche
d'investisseurs privés. » Le plaidoyer plaît,
visiblement.
Une sollicitude,
rare aux États-Unis, surtout à l'endroit d'un
responsable d'Afrique francophone, que Wade doit
à son entregent, au fait qu'il manie couramment
l'anglais, mais, sans doute aussi, au travail de
lobbying du cabinet de J.-C. Watts, un
ex-congressman africain-américain républicain
reconverti dans le conseil en communication. Ce
dernier est l'inspirateur d'un quart de page
publicitaire dans le Washington Post du 6 décembre
avec la photo de Wade.
Il est un peu
moins de 14 heures, lorsque le président sénégalais
quitte son hôtel pour la Maison Blanche, située
deux ou trois rues en aval. Il est accompagné
de plusieurs membres de sa délégation, dont
six seront admis dans le saint des saints. En
recevant Wade, Bush, qui lui avait rendu visite
en juillet 2003 à Dakar, lance en direction de
ses collaborateurs (parmi lesquels la future
secrétaire d'État Condoleezza Rice) : « This
is a man ! » « Voilà un homme ! » Le ton est
tout de suite donné. Très détendue, à en
croire l'un des participants, la « séance de
travail » portera sur plusieurs dossiers : la
coopération économique, les investissements
dans le cadre du Millenium Challenge Account,
l'Irak, le Darfour, l'Ukraine, la Côte
d'Ivoire. Ou encore, plus étonnant, les
relations... franco-américaines. « Le président
a expliqué à George Bush que le moment était
venu de réchauffer ses relations personnelles
avec Jacques Chirac », rapporte l'un des
proches du chef de l'État sénégalais.
Les deux hommes
ont également abordé des sujets sensibles tels
que la lutte contre le terrorisme, les armes de
destruction massive ou le « dialogue islamo-chrétien
», nouveau cheval de bataille de Wade, dont le
pays doit accueillir, à la fin de 2006, le
sommet de l'Organisation de la Conférence
islamique ainsi qu'une conférence
internationale réunissant dirigeants chrétiens
et musulmans.
Il est 18 h 30,
toujours ce 6 décembre, lorsque les membres de
la délégation sénégalaise, le couple présidentiel
en tête, arrivent à l'Omni Shoreham Hotel. Ils
sont invités à un dîner de gala de 500
couverts au cours duquel Madeleine Albright doit
remettre une distinction à sept personnalités
étrangères de renom, dont, bien entendu,
Abdoulaye Wade. Qui reviendra, dans son
intervention en anglais, sur son propre parcours
politique, notamment la création du PDS en
1974, ses allers et retours en prison, et ses
candidatures à la magistrature suprême
finalement couronnées de succès à la cinquième
tentative.
Dans
l'assistance, on pouvait noter la présence de
plusieurs personnalités du Parti démocrate (notamment
George Moose et Susan Rice, tous deux anciens
secrétaires d'État adjoints aux Affaires
africaines), mais aussi de l'ancien Premier
ministre de Guinée, Sidya Touré, « de passage
à Washington ». Ou du philosophe français (et
ami de Wade), Bernard Henri-Lévy, en style décontracté
et portant des Ray-Ban à cette heure tardive.
Parmi les premiers à féliciter le président sénégalais,
Jacques Chirac, dont le message, daté du 1er décembre,
témoigne du récent réchauffement des
relations... franco-sénégalaises : « Monsieur
le Président et cher ami [à la main], Votre
engagement pour que les valeurs démocratiques
se répandent davantage encore en Afrique comme
dans le reste du monde vient d'être salué par
le National Democratic Institute qui vous a décerné
son prix 2004 "W Averell Harriman Democracy
Award". C'est avec plaisir que je me serais
joint aux prestigieuses personnalités qui
seront à vos côtés pour la remise de cette
distinction. Des contraintes de calendrier ne me
permettront pas de vous exprimer de vive voix
toutes mes sincères félicitations. J'ai demandé
à notre ambassadeur aux États-Unis, M.
Jean-David Levitte, de me représenter à cette
cérémonie pour que la France s'associe au témoignage
d'estime qui vous est donné. Bien amicalement [à
la main]. Jacques Chirac. »
12
Décembre 2004- par FRANCIS KPATINDÉ, ENVOYÉ
SPÉCIAL
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Stratégie
de Croissance accélérée : Le Sénégal, pays
émergent
d’ici à 2015
En prélude
au Conseil interministériel spécial sur la stratégie
de croissance accélérée (Sca), le ministère de l’Economie
et des Finances, en partenariat avec le Centre d’études
de politiques pour le développement (Cepod) et l’Apix,
a organisé, jeudi à Dakar, un dîner débats sur les
enjeux et les objectifs de la Sca.
La Sca repose sur une politique de développement économique
dont le but est de rendre plus efficace la lutte contre
la pauvreté.
Selon le directeur adjoint de
l’Apix, la Sca indique de manière efficace par où il
faut passer pour avoir 7 à 8 % en moyenne par an, comme
le recommande le Dsrp. C’est un mécanisme de
rectification qui va approfondir et préconiser la démarche
du Dsrp qui n’a, selon lui, fait que formuler de manière
globale la politique de développement économique du Sénégal.
Elle s’appuie sur les
principaux leviers d'une croissance accélérée et
durable que sont la promotion des exportations et
l'attrait des investissements directs étrangers.
La Sca sera articulée autour
du pilier fondamental du Dsrp, à savoir la création de
richesses pour générer un fort potentiel de croissance
dans les grappes sectorielles et transversales,
notamment la stratégie du secteur privé, le cadre intégré
s’agissant du commerce, entre autres initiatives.
L’objectif ainsi visé est,
à travers la Sca, de « doter le Sénégal d’un cadre
compétitif pour l’investissement et la production
afin de rendre le pays plus conquérant sur les échanges
internationaux et de porter la croissance économique à
des niveaux permettant de réduire la pauvreté et de
s’inscrire dans la dynamique de développement durable
», souligne les représentants du ministère de l’Economie
et des Finances du Sénégal.
La Sca compte ainsi, selon eux,
accélérer la croissance économique en améliorant
qualitativement la structure pour la rendre plus
efficace dans la lutte contre la pauvreté, tout en sécurisant
et en pérennisant les sources d’investissement par la
diversification.
Créer les conditions
favorables à une compétitivité de tous les secteurs
Il s’agira également, à
travers le partenariat public/privé dans la réalisation
et le développement des infrastructures de soutien à
la production, de créer les conditions favorables à
une compétitivité de tous les secteurs de l'économie.
Les autorités entendent, à
travers une politique de relance de la croissance économique,
réduire la pauvreté de 50 % à l’horizon 2015. La création
de richesses et de relance de la croissance demeure,
selon elles, l’un des leviers de lutte contre la
pauvreté.
Il s’agira, pour ce faire, de
mettre en œuvre une stratégie de croissance accélérée
qui met l’accent sur les grappes à fort potentiel,
dont l’agriculture et les agro–industries ; le
textile et la confection ; les télécommunications ; le
tourisme ; la pêche. Une telle stratégie devra aussi
s’appuyer sur l’opportunité qu’offre le Millenium
challenge account dans la réalisation de la Plate-forme
de Diamniadio destinée à accueillir des activités
industrielles et commerciales. Celles-ci devraient ainsi
favoriser une croissance économique soutenue dans les régions
du pays et améliorer la mobilité urbaine de Dakar.
Il s’agit, à travers
l’organisation de la rencontre, d’assurer la
participation effective de tous les acteurs (les acteurs
de la vie socio-économique représentant les services
étatiques centraux et déconcentrés, les acteurs de la
société civile, les collectivités locales, les
acteurs du secteur privé, les partenaires, les
parlementaires et la presse) concernés à la nouvelle
dynamique qui vise à accélérer la croissance,
souligne le directeur du Centre d’études de
politiques pour le développement (Cepod), M. Aliou
Faye.
Les participants du Conseil
interministériel d’hier devront, à terme, valider la
démarche de finalisation de la Sca, adopter un cadre
institutionnel, un plan de travail détaillé et un
cadre de partage et d’information devant accompagner
tout le processus de formulation.
MAMADOU SY ( Le Soleil du 15 Janvier 2005 )
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Cinq
ans d'alternance : Wade
joue le jeu
Article
publié dans l'édition du Samedi
14 mai 2005
PAR MAMADOU AMADOU WANE
Journaliste. Ancien Directeur de
Publication de « Carrefour Républicain »
19
mars 2000, 19 mars 2005. C'est le cheminement
inexorable de l'alternance politique au Sénégal.
Un itinéraire qui m'a permis de prendre du
recul pour en mesurer sa juste valeur. La
distance parcourue depuis l'indépendance s'est
heurtée à celle qu'à imposée le peuple pour
créer l'alternance, donc la rupture sur la
marche du temps.
De
nombreux et honnêtes citoyens qui se
reconnaissent à travers mes écrits, mon style
de preux dialecticien, ont exprimé le désir de
me voir reprendre la plume que j'avais écartelée
par fétichisme de l'amitié, de fidélité
vertueuse.
Parmi
ces citoyens, un produit rare nommé Amadou
Tidiane Niagane. Cet intellectuel émérite est
doué d'une discrétion de Seigneur. « Grand !
me dit-il un jour, reprends ta plume pour nous
peindre à la manière du pinceau, d'artiste,
les gestes nobles de nos compatriotes attelés
jour et nuit à rebâtir le Sénégal derrière
Wade.
Certes, j'ai durement ressenti le séisme du 19
mars 2000 pour des raisons sentimentales évoquées
plus haut. La décence m'a imposé le silence au
point de jeter ma notoriété dans l'éclipse.
Peut-être pour mûrir ma réflexion, analyser
les causes de l'échec et envisager de nouvelles
perspectives émergentes. Aujourd'hui, après 5
ans d'éclaircie sur l'espace sénégalais, et
face aux prochaines joutes qui s'annoncent, je
me fais un défi de participer au débat démocratique.
La
recomposition politique nationale va s'opérer
d'elle-même pour donner un nouveau visage des
alliances. Ma mission sera de fédérer des énergies
patriotiques autour de l'essentiel, pour le
renforcement et l'élargissement de notre expérience
démocratique qui fait école en Afrique.
Naguère,
nos critiques et analyses dans « Carrefour Républicain
» dérangeaient à la fois le pouvoir d'hier et
l'opposition devenue pouvoir aujourd'hui. Dieu
merci, j'ai maintenu le cap de la fidélité
dans la vérité. Et la dignité reste le socle
sur lequel j'ai bâti la force de mon existence.
Ce concept de comportement constant m'obligeait
à tirer la sonnette d'alarme. Car j'estime que
la diversité bien comprise et acceptée est
toujours source d'enrichissement personnel et
collectif. Le Sénégal est une terre de métissage
biologique et culturel, il est UN et Divers à
la fois.
La
tradition y a scellé un pacte de sang entre les
ethnies, les communautés et les grandes
familles. C'est en leur sein que s'est constitué
: « le Sénégal profond ».Lire « le Soleil
» du 10 et 11 mars 2005, Fouta : Wade a-t- il
gagné le pari ?
Si
l'article d'aujourd'hui s'intitule : Wade joue
le jeu, c'est ni plus ni moins qu'il est démocrate
dans les veines. La démocratie étant un défi
permanent.
Pour
que transparence, équité, justice et respect
des institutions républicaines prévalent malgré
le choc légitime des ambitions, les éclats des
joutes électorales et même les lendemains
douloureux de défaite. L'étape cruciale dès
le 19 mars 2000 est maintenant un repère
historique, une référence. Toute tentative de
manipulation pour fausser la libre expression du
suffrage des citoyens sera désormais comme une
atteinte à ce monument de notre vie politique
nationale.
Le
pouvoir tout comme l'opposition a le devoir républicain
d'y veiller scrupuleusement. Et il nous semble
bon de rappeler cela à quelques mois des
futures échéances qui sont certes très
importantes. Mais ne sont ni un combat revanche
ni un plébiscite. Ce sera banalement un choix
libre qu'exerceront des citoyens avertis, conséquents
et libres.
A
l'heure actuelle, la campagne électorale n'est
pas ouverte. Ceux qui cherchent à installer le
pays dans l'effervescence politique rendent un
mauvais service à la démocratie.
Car
dans ce système, le respect de la durée est un
impératif politique. L'organisation des
consultations populaires en temps et en heure,
aussi ce qui n'empêche ni le débat ni
l'exercice plein et entier des droits de
l'opposition face au pouvoir qui gère.
Savoir
raison garder devrait être le leitmotiv de tout
un chacun. Même si nous savons très bien que
la politique est le champ clos des luttes
sanglantes et/ou sans merci pour la conquête et
la préservation du pouvoir. La démocratie «
pacifie » cette terrible réalité mais ne
change pas complètement. Ici la morale peut
certes être convoquée sans être ni l'alpha ni
l'oméga. L'efficacité est le maître-mot.
D'aucuns
diront que Wade opposant a usé de toutes les
ficelles jusqu'à déclencher les actions de
violence. C'est vrai, mais il n'a jamais été
jusqu'au-boutiste. Malgré les violences qu'il a
lui-même subies.
Et son refus, une fois président de la République,
de lancer une chasse aux sorcières est tout à
fait en son honneur. C'est plutôt son Premier
ministre dès l'alternance qui a ciblé le PAD,
la LONASE, la CUD et même le Parti Socialiste
et ses dirigeants (discours programme).
Wade est allé dans le sens inverse en « récupérant
» des transhumants en délicatesse avec leur
gestion passée. Il a certes agi en politique
mais aussi en politicien car aucun nouveau
pouvoir ne peut bien s'installer et perdurer
sans utiliser des «traîtres». Comment connaître
alors certains rouages, certains méandres
secrets de l'administration, bref les sentiers
sinueux du monstre froid : l'Etat. La politique
n'est pas la morale ou la religion. Elle est un
domaine spécifique où, se salir les mains est
une condition nécessaire et suffisante du succès,
c'est-à-dire de l'efficacité.
De
ce point de vue, Wade a bien joué car il a pu
renforcer son pouvoir en faisant adopter une
nouvelle Constitution acceptée par toutes les
parties prenantes, en renforçant la majorité
du PDS à l'Assemblée nationale, en mettant au
pas ses alliés ou en les démettant quand c'est
nécessaire.
Sur le plan économique, son bilan est très
positif du point de vue de la croissance qui a
atteint six pour cent (6 %). Les agrégats
macro- économiques sont au beau fixe. C'est
l'occasion de rendre hommage au Premier ministre
Macky Sall qui traduit sur les faits la vision
du Chef de l'Etat sans rechigner.
Ainsi, malgré des dépenses énormes dans les
secteurs sociaux (Santé et Education mais aussi
diplomatie, avec l'ouverture d'au moins une
dizaine de représentations diplomatiques) l'équilibre
budgétaire est préservé, les salaires augmentés
et payés à temps, les projets routiers sortent
de terre, bref, le Sénégal est en chantier.
Même si on ne mange pas la croissance et que la
situation de l'emploi n'a pas connu d'embellie,
la stabilité du pays fait des jaloux -
Machallah !
Les grands projets sont remis aux calendes sénégalaises.
Nous disons : de Abdoulaye Wade. A l'évidence,
les critiques sont un grain à moudre et les
militants de l'alternance de réels motifs de
satisfaction. Les chiens aboient, la caravane
passe.
Globalement, tous les Sénégalais peuvent se féliciter
du bilan politique si on peut dire, de
l'alternance. Car le chaos que d'aucuns
redoutaient ne s'est pas produit. Comme dans les
grandes démocraties, tout s'est passé
normalement, et même quelque part mieux. Il est
vrai que personne ne pouvait imaginer que cela
se passerait aussi calmement. Il faut reconnaître
que Abdou Diouf a joué le jeu en refusant de
suivre les ultras.
En cela l'attitude du Président Wade a été déterminante
et sans tricherie. Il fait preuve d'un courage
politique exceptionnel et de qualité humaines
remarquables et indéniables. Par les actes Wade
s'est révélé à l'immense majorité des Sénégalais
qui ne le connaissaient véritablement comme un
authentique humaniste, un homme tolérant et généreux
de cœur, d'esprit et de gestes. Issu du pays
profond, il en a gardé la culture unique de
solidarité, de don de soi et de fraternité
apaisée.
Wade a compris mieux que quiconque, que l'argent
est un moyen politique qu'il faut utiliser au
moment M et au temps T. Pour donner un exemple :
il a sauvé la vie d'un jeune confrère très
professionnel de Radio et de presse écrite qui
ne le ménageait guère en le faisant évacuer
sur Paris à ses frais (Wade).
De nombreux adversaires d'hier voire même ceux
qui l'avaient quitté bénéficient aujourd'hui
de sa clémence et de ses largesses.
Il faut rendre hommage à Wade sans verser dans
la flagornerie pour ce comportement
chevaleresque.
La sagesse populaire Pulaar dit : « Couvrir de
lauriers ton adversaire, n'enlève en rien ta générosité
».
Wade aurait pu cultiver rancune et méchanceté
en installant le pays dans une situation très
difficile de guerre fratricide et de règlement
de comptes. Heureusement que la sagesse a prévalu
et que notre démocratie est plus forte que
jamais.
Toutefois, nous sommes condamnés à continuer
à relever le défi des enjeux qui interpellent
le Sénégal et l'Afrique.
Les
législatives de 2006 pointent à l'horizon et
sont l'occasion d'une nouvelle épreuve
nationale. Nous sommes tous indexé pour gagner
le pari d'une bonne organisation du scrutin
aboutissant à des résultats acceptés par tous.
Le pouvoir a une responsabilité particulière
qu'il doit assumer avec courage et rigueur dans
le respect strict de la volonté des citoyens.
S'il faut être vigilant dès maintenant et
pendant toutes les étapes du processus électoral,
il n'y a pas lieu d'engager un quelconque procès
de sorcellerie.
Faisons confiance à la majorité du peuple sénégalais
qui, le moment venu, fera son choix en toute
liberté et indépendance d'esprit. Mais,
Monsieur le Président, restez avec nous, car il
se fait tard !

Déclaration
de l’Antenne USA de la CIS
Non
à l’amalgame et à la Diversion:
Depuis maintenant plus d’un an, les citoyens de tous bords ont
été exposés, parfois à leurs corps défendants,
à des joutes épiques et des supputations sur
le “cas” de Monsieur Seck, EX-secrétaire général
adjoint du Pds, EX-directeur de Cabinet de
Monsieur le Président de la République et
EX-Premier Ministre.
Au
delà des croyances des uns et des autres, un
seul fait demeure: Le chef de l’Etat Me
Abdoulaye Wade vient encore une fois de donner
une leçon de haute portée républicaine:
1-
Des présomptions graves de malversations ont pesé et pésent
encore sur un citoyen, qui reste un citoyen,
quelles que soient par ailleurs les fonctions
qu’il a eu àoccuper;
2-
Monsieur le Président
de la République a fait diligenter une enquête
sur la question et son Premier Ministre a saisi
les autoritées et institutions compétentes.
3-
Le citoyen mis en cause a le droit et le devoir de
s’expliquer;
4-
la Justice indépendante
a le devoir de trancher conformément aux
lois et réglements qui régissent ce pays.
Dans
cette situation, du reste normale dans une démocratie
qui fonctionne comme celle du Sénégal, toutes
positions, actions et ou attitudes de nature à
influencer le cours normal de l’action de la
justice, est condamnable parce que servant
d’autres intêrets que ceux de la République,
de l’assainissement souhaitable de la gestion
des déniers publics et du renforcement du
processus démocratique.
Dans
le cadre que voila, la CIS, section Usa,
combattra avec détermination
tous ceux et celles qui, pour des raisons
diverses, tentent, par leurs actes et attitudes,
à faire apparaitre cette
question comme une “cabale” contre une
personne.
La
Cis-Usa fustigie l’amalgame et la diversion
que des armées d’employers à la petite
semaine et souteneurs non bénévoles tentent
d’imposer aux citoyens sénégalais en
insistant sur la “martyrisation” d’un
simple citoyen sur qui tout le monde
s’acharnerait sans pitié.
Les
autres millions de sénégalais ont des priorités
et préoccupations autrement plus importantes
que les épanchements et lamentations sur des
“cas” et/ou ambitions d’individus qui
veulent croire et faire croire à leur destin
national prédestiné.
La
Cis-usa, soutient sans réserve la position de
Monsieur le Président de la République de
clore le débat sur cette question en tant
qu’institution et de laisser la Justice faire
son travail.
La
Cis-Usa demande instamment à Monsieur le Président
de la République de rester ferme dans sa volonté
de faire régner l’égalité des citoyens
devant la loi et de sanctionner sans faiblesse
tous les ennemis de la démocratie et de la paix
sociale, qui travaillent pour leur propre compte
et non celui de la nation .
La
Cis-Usa exhorte Monsieur le Premier Ministre
Macky Sall, à continuer l’excellent travail
qu’il accomplit chaque jour auprés de son
Excellence, sans tambours ni trompettes et
surtout avec l’humilité qui sieds à un bon
serviteur du peuple.
La
Cis-Usa, demande à tous les militants et
sympathisants du Parti Démocratique Sénégalais
de resserrer les rangs et de ne pas tomber dans
les piéges des vendeurs d’illusions et autres
acheteurs de consciences
dont la réussite ménera, sans détour,
à l’institution du détournement de déniers
publics, la concussion et la corruption active
comme voie royale d’enrichissement personnel.
Pour
L’Antenne Cis Des Etats-Unis d’Ameriques
Le Coordinateur
Mor Fall Dieng
Membre de la Fedration Pds des Usa.

MACKY SALL A RENCONTRE LES
SENEGALAIS D’AMERIQUE
«Nous
n’avons jamais vu un homme
politique aussi franc, sincère et direct»