CHANTIERS
DE L’ALTERNANCE :
Le tableau des réalisations
Article
publié dans l'édition du Samedi
2 - Dimanche 3 - Lundi 4 avril 2005
Dans
le cadre de la célébration du 45e anniversaire de
l'Indépendance, “ Le Soleil ” ouvre une fenêtre
sur les grands chantiers du chef de l'Etat et les
réalisations du gouvernement. Il s'agit, entre autres,
de la Case des Tout-petits, de l'Université du Futur
africain, des Centres universitaires régionaux (Cur),
de la mobilité urbaine de Dakar, des Bassins de
rétention, de l'aéroport de Ndiass,
de Dakar Dem Dikk, de la
nouvelle ville de Mékhé-Pékesse,
du plateau industriel de Diamniadio,
du port minéralier de Bargny,
du port de Kaolack, des liaisons maritimes Dakar-Ziguinchor
et Dakar-Bargny.

CENTRES
UNIVERSITAIRES RÉGIONAUX :
Des outils pour diversifier l’offre de formation
Â
Ces bâtiments représentent les locaux du premier
Centre universitaire régional (Cur)
du Sénégal. Ce pays, grâce à une politique de développement
des ressources humaines, vise la promotion de son
potentiel humain par le savoir, en particulier dans
les domaines des sciences et de la technologie.
L’enseignement
supérieur occupe une place de choix dans cette
perspective. Et, dans le cadre de l’étude d’un
schéma directeur pour le développement de
l’enseignement supérieur, une “ Commission carte
universitaire ” a été mise sur pied. Composée
exclusivement d’experts nationaux, elle a pu définir
l’implantation, l’organisation administrative et pédagogique,
les filières de formation et le mode de financement
des nouveaux établissements devant compléter la
carte universitaire du Sénégal, avec une forte
implication des milieux économiques et des
collectivités locales. C’est dans un tel contexte
que sont nés, entre autres établissements, les Collèges
universitaires régionaux.
Leur
création répond à la diversification des offres
d’enseignement et de formation au niveau secondaire
et universitaire. C’est pourquoi ils ont pour
missions de préparer les apprenants à la formation
universitaire et d’assurer leur formation
professionnelle.
Tout
en contribuant à la mise en place des conditions de
qualification des citoyens par la formation continue,
le Cur doit veiller à
valoriser et développer les atouts économiques,
culturels et sociaux au niveau du site
d’implantation et des zones voisines. Des
passerelles permettent aux sortants des Cur
un accès à l’université selon certaines modalités
définies. Par ailleurs, le Cur
est administré par un Conseil d’administration
ayant à sa tête un président, un directeur assisté
d’un directeur des études et d’un directeur des
relations extérieures. Le président du Conseil
d’administration est choisi parmi les personnalités
extérieures au Cur ayant
de bonnes capacités dans la recherche et la
mobilisation de moyens matériels et financiers.
En
outre, le Conseil d’administration compte des représentants
des milieux professionnels dont les organisations de développement
(21 % des membres du Ca) et des représentants des élus
locaux (21 % des membres). Au plan pédagogique, les Cur
sont structurés en Unités d’Enseignement et de
Formation (Uef) qui
constituent les cellules de base de l’établissement.
Les formations au niveau du Cur,
organisées sous forme modulaire, sont les suivantes :
formation d’agents techniques, de techniciens supérieurs
et préparation aux deuxièmes cycles des universités.
L’objectif à terme est d’implanter un Cur
au moins par région. Chaque Cur
peut envisager, en plus des formations
professionnelles, des formations de premier cycle préparant
au deuxième cycle des universités. D’un Cur
à un autre, il y a une ouverture à toutes les
disciplines : informatique, gestion, santé
communautaire, métiers de l’automobile,
agriculture, commerce, télétravail, génie
industriel, sciences de l’environnement, tourisme, hôtellerie,
foresterie, pêche, confection, etc.
En
définitive, la valorisation des ressources humaines
est la clé pour garantir la place et le rôle du Sénégal
dans l’économie de demain. Aussi, l’éducation,
la recherche scientifique et l’innovation
technologique sont-elles des priorités majeures pour
l’atteinte des objectifs de développement endogène
durable et de réduction de la pauvreté.

CASE
DES TOUT-PETITS :
Une structure au service de la petite enfance
L’idée
de la Case des Tout Petits a été émise par le président
Abdoulaye Wade. La création de cette structure résulte
d’une vision et d’un engagement pour changer la
condition de la petite enfance au Sénégal qui
constitue 26,2% de la population. Ceci afin
d’assurer la relève générationnelle, mais aussi
parce que la prise en charge de la Petite enfance
restait très préoccupante, avec un taux brut de prescolarisation
de 2,7% et un taux de malnutrition de 19%. C’est
pour inverser cette tendance que le président de la République
a décidé de faire de l’épanouissement de la
petite enfance un des axes majeurs de sa politique et
la Case des Tout Petits, l’application pratique de
sa vision, explique la Directrice nationale de
l’Agence nationale de la Case des Tout Petits.
Il
s’agit alors de mettre en place une Case des Tout
Petits dans tous les villages du Sénégal. C’est
l’objectif principal du gouvernement que doit
atteindre l’Agence nationale de la Case des Tout
Petits qui a remplacé le Ministère délégué chargé
de la Petite enfance et de la Case des Tout Petits.
Ceci afin de réaliser de manière plus pragmatique et
plus efficace le programme. De manière plus spécifique,
le programme permet d’assurer à tous les enfants sénégalais,
de la conception à 8 ans, issus en priorité de
milieux défavorisés, l’accès à la santé, à la
nutrition, à l’éducation. Ceci dans le cadre
d’une approche holistique et intégrée de la petite
enfance répondant aux multiples besoins de l’enfant
par rapport à tous ces effets. Description de la Case
des Tout Petits A la fois école, Case de santé,
Centre de récupération communautaire, la case des Tout-Petits
est un espace comprenant deux bâtiments de forme
hexagonale (un atelier des cinq sens pour éveiller et
stimuler l’intelligence des Tout-Petits
et une salle des mères pour des séances
d’information, d’éducation et de formation. A
cela s’ajoutent une
cuisine pour préparer des repas pour les enfants, une
infirmerie, un bureau destiné à l’encadrement, un
magasin pour le stockage des vivres, des toilettes
adaptées et une cour extérieure aménagée pour
abriter des activités extra-muros.
La
barre oblique qui accompagne la pente de la toiture et
qui part du fondement de la case symbolise
l’enracinement dans notre culture. Le léger dépassement
de cette barre par rapport au sommet symbolise
l’ouverture de l’enfant aux apports fécondants
des autres cultures. L’Agence
nationale de la Case des Tout-Petits
Pour développer “ cet ambitieux programme du chef
de l’Etat dont l’objectif est de réaliser 28 000
Cases des Tout-Petits
d’ici à 2015, il a été créé, par le décret N°
2004-669 du 2 juin 2004, l’Agence nationale de la
Case des Tout-Petits. Elle est l’instance nationale
chargée d’appliquer la Politique nationale de développement
intégrée de la petite enfance. Elle a pour mission
d’orienter, d’impulser, de coordonner et de suivre
les initiatives et options en direction de la petite
enfance.
Bilan
de l’année 2004 La situation des Tout-Petits
a connu une grande amélioration grâce à la Case des
Tout-Petits. Selon la Directrice de l’Anctp,
Mme Ndèye Khady
Diop Mbaye,
à sa prise de fonction au Cabinet du Ministre délégué
chargé du Préscolaire et de la Case des Tout-Petits,
il y avait une trentaine de Cases dont quatre
seulement était fonctionnelles. Il s’agit de celles
situées sur la Vdn et au
Camp Abdou Diassé à
Dakar, de celle de Touba Ndorong
à Kaolack et de Camp Navétane
à Tambacounda. Le reste
des cases devait être reprises à cause des déficiences
de leurs toitures.
Aujourd’hui,
242 cases sont fonctionnelles et les animateurs
polyvalents, chargés des tout petits, sont tous formés
pour une prise en charge holistique et intégrée de
la petite enfance. Au niveau des localités, les
populations ne cessent de réclamer leur case, assure
Mme Mbaye, et la demande
est tellement forte et les populations tellement intéressées
que 30 collectivités locales ont pris en charge la
motivation des animateurs polyvalents de leur case, en
2004. Ceci est intervenu après le Forum de Kébémer
dont l’un des objectifs était une meilleure
implication des élus locaux dans la gestion des
Cases, les maires. Les présidents de Conseil régional
et les présidents de Conseil rural se sont beaucoup
plus engagés pour la réussite de ce programme.
Perspectives
pour 2005 L’Agence
Nationale de la Case des Tout Petits gère 15 948
enfants, accueillis dans 242 Cases des Tout Petits, répartis
sur tout le territoire national. Les objectifs en 2005
vont consister à accélérer la construction des
cases dans toutes les localités identifiées, surtout
dans les zones rurales et périurbaines, améliorer la
qualité des services offerts. Et enfin, renforcer les
capacités de gestion des acteurs et des bénéficiaires
du programme national de la Case des Tout Petits.

BASSINS
DE RETENTION ET LACS ARTIFICIELS :
121 ouvrages pour relancer l’agroforesterie
Cette
contradiction découle du fait que depuis l’indépendance,
la politique de notre pays dans le domaine de l’eau
a été orientée vers les ressources souterraines et
les grands barrages qui demandent beaucoup de fonds,
alors qu’il était possible, dans la même dynamique,
de réaliser des bassins et autres retenues
collinaires à moindres frais, selon plusieurs spécialistes
des problèmes hydrauliques.
C’est
conscient de cela que le gouvernement, lors d’un
conseil présidentiel, a décidé d’une réorientation
politique pour un réseau hydrographique national. Le
stockage d’une partie des eaux de ruissellement et
sa valorisation dans toutes les dépressions du pays
pour relancer la production agricole et autres activités
connexes constituent le fondement des bassins de rétention.
Il s'agit d'ouvrages à moindre coût, avec une
technicité reproductible qui ont fait leurs preuves
dans des pays comme le Maroc ou le Burkina Faso et qui
offre de multiples avantages : la restauration de la
biodiversité par une augmentation de la faune et de
la flore qui, naguère, avaient disparu et la recharge
des nappes phréatiques. La création d'un microclimat
et d'un plan d'eau favorable aux loisirs, une sécurisation
de la production et une augmentation de la
diversification des cultures et des revenus, etc.
Le
gouvernement, à travers la Direction du génie rural,
a réalisé près de 121 ouvrages, des bassins de rétention
et lacs artificiels, à travers le pays et le
processus continue en s'amplifiant, selon M. Thiam,
avec les demandes en provenance des populations et des
acteurs locaux qui ne cessent de croître. Le
programme intéresse tout le pays et l'ensemble des
villages qui disposent ou non de potentialités
hydrauliques. Selon le directeur, le programme est
reproductible, à la dimension paysanne et adopté à
nos sociétés agraires parce que favorable aux écosystèmes
sahéliens et aux pratiques sénégalaises.
Depuis
trois ans, a-t-il indiqué, il y a une relance des
activités agricoles le long de l’année pour lutter
contre la pauvreté en milieu rural. « Une révolution
verte qui combine l’agriculture, l’élevage et
l’agroforesterie ». À la différence des années
précédentes, les bassins dit de seconde génération
ont connu une évolution avec une capacité plus
grande d’au moins 300 à 600 mille mètres cubes,
donc avec une durée de rétention plus longue pour
permettre d'exploiter plus de terres et de sécuriser
davantage les productions. Une durabilité des activités
agro-sylvo-pastorales qui
fait des sites de bassins des pôles de développement
économique. Les actions majeures ajoutées à
l'ouvrage de rétention sont la mise en œuvre d'un ou
de deux puits équipés à côté du bassin pour une
irrigation complémentaire ou d'appoint. L'aménagement
et la clôture de périmètres pour les activités
maraîchères, sylvicoles et pastorales en production
irriguée à partir du bassin ou du puits. Par
ailleurs, des réservoirs et des magasins de stockage
sont réalisés de même que des pistes de dessertes.
L’objectif, selon M. Thiam,
est de faire des bassins de rétention un espace
multifonctionnel, cadre de solidarité et lieu de
conservation de la production. Pour ce qui est des
enjeux, a-t-il expliqué, le souhait c'est d'abord une
intégration agriculture/élevage/pisciculture autour
du concept d’agroforesterie. Amener les populations
à tirer le meilleur profit de l'eau en diversifiant
leur production. « Pour y arriver, nous travaillons
en étroite collaboration avec les populations. À
savoir, pour chaque bassin, qu'il y ait des comités
villageois ou inter-villageois
de gestion du bassin », a-t-il dit. Dans certaines
localités qui ont bénéficié de bassins, la
production agricole, notamment maraîchère, s’étend
désormais à près de neuf mois sur douze et, face à
l’enjeu foncier, les populations deviennent réticentes
pour le volet de la foresterie devant les forts enjeux
financiers de la production.

La
réhabilitation du port de
Kaolack,
une nécessité
absolue
Depuis
trois ans, elle est au centre des préoccupations
aussi bien des autorités nationales que locales. Nul
n'ignore, en tout cas, le rôle prépondérant joué
par le port de cette région située dans le centre
sud du pays, couvrant une superficie de 16.010 km2,
lieu de brassage ethnique et de cultures entre
plusieurs couches de la société. Tant qu'il a été,
pendant longtemps, le point de départ et d'arrimage
des bateaux huiliers en direction de l'Europe, avant
de perdre peu à peu son lustre d'antan, pour devenir
le refuge des rats et autres déprédateurs.
Maintenant, le port est en train de renaître de ses
cendres. La fréquence moyenne mensuelle s'articule
autour d'une dizaine de navires se mouillant en son
sein. Ces navires sont essentiellement destinés au
transport de sel et de l'arachide en destination de
l'Afrique centrale, dont le Gabon, mais aussi du
Nigeria, du Ghana, de l'Asie et vers les Etats de
l'Union européenne.
Le
coton et d'autres produits industriels peuvent aussi
être pris en compte dans l'exploitation du port de
Kaolack. Une région qui, selon bon nombre de
personnes, ne manque pas d'atouts conséquents, et son
port, une fois réhabilité, est capable de suppléer
celui de Dakar en ce qui concerne l'exploitation des
produits agricoles.
En
octobre dernier, le président Idrissa
Guèye de la Chambre de
commerce, d'industrie et d'agriculture, structure
gestionnaire du port de Kaolack, notait dans les
colonnes du Terroir, revue d'information régionale,
que le trafic portuaire à Kaolack, après avoir
atteint 238.075 tonnes à l'exportation pendant ses
années de grâce et 27.227 tonnes à l'importation, a
connu une contre performance dans l'exploitation à
partir de 1991. Le taux d'importation a chuté pendant
cette année, à 18.505 tonnes.
Consciente
de l'enjeu économique, la chambre de commerce,
d'industrie et d'agriculture de Kaolack, en
partenariat avec le Conseil sénégalais des chargeurs,
avait axé, en 1999, sa priorité sur la sécurisation
du domaine portuaire et celle des opérateurs du
secteur. Ces travaux ont concerné la réalisation de
mur de clôture et de portails d'entrée et de sortie,
la fourniture et la pose de défenses et d'accessoires,
la réfection des dallettes,
des bollards et l'électrification. Ces réalisations
ont certes permis de relancer tant soi peu les activités
du port, avec la venue d'exploitants, comme cette
d'huilerie qui travaille dans trituration d'arachides.
Elle a effectué un investissement d’environ 2,5
milliards et a favorisé la création d'emplois pour
au moins 130 travailleurs permanents. Mais, beaucoup
reste à faire pour le permettre d'être à hauteur
des ses ambitions.
Il
s'agit maintenant d'intensifier, de toute urgence, les
activités du port. Et traduire en acte les réflexions
faites dans le cadre de la dynamisation du port qui vont
de la recherche des voies et moyens pour la mise en
place d'un second pont-bascule à la réalisation des
travaux de dragage et l'affectation de statut de port
franc. C'est pour dire que le devenir du port de Kaloack
passe aujourd'hui par la déconcentration de Dakar.
Lorsque
le port autonome de Dakar parvient à céder ses
surplus d'activités à celui de Kaolack, les choses
iront beaucoup mieux. En outre, il semble aussi évident
que port le minéralier, qui sera le terminal maritime
de la mise en valeur des divers gisements du Sénégal
oriental, devra pouvoir loger à Kaolack, afin de
renforcer le volet économique de la politique de régionalisation.
Kaolack renferme, de par sa position stratégique, des
potentialités énormes pour développer d'autres créneaux
porteurs. Notamment dans le domaine touristique, la pêche
et surtout les échanges commerciaux entre le Sénégal
et les autres pays côtiers de la sous-région
voire des voisins lointains. L'ensemble de ces
nombreux projets apportera un essor économique et
social considérable au Sénégal.

ASSAINISSEMENT
: Le réseau ouvert aux plus démunis
Nommé
ministre de la Prévention, de l’Hygiène publique
et de l’Assainissement, le Dr Lamine Bâ s’est fixé
comme priorité d’améliorer le cadre de vie des Sénégalais.
Dans cette lancée, il a eu à rappeler partout dans
ses tournées à l’intérieur du pays comme à Dakar
que si les eaux usées sont mieux canalisées, il y
aurait moins de malades dans les hôpitaux. Ce qui, en
conséquence, réduirait les frais d’hospitalisation
et le travail du département de la Santé publique.
Avec
le Projet eau à long terme (Pelt),
l’Office National de l’Assainissement du Sénégal
(Onas) est chargé de la
maîtrise d’ouvrage des travaux d’assainissement
ainsi que de l’exploitation et de la maintenance des
ouvrages d’assainissement en milieu urbain. La
composante « assainissement » du Pelt
est mise en oeuvre pour un montant de 64 milliards de F.Cfa.
Face
à l’énorme retard enregistré par rapport aux
autres secteurs, l’Etat s’est engagé à réduire
l’écart. Un programme de 10 000 branchements
sociaux Ainsi, 9200 branchements sociaux sur 10.000 prévus
ont été réalisés à Dakar et plus particulièrement
dans la banlieue, dans les quartiers compris entre les
Parcelles assainies et Pikine.
Ce chiffre devrait tripler les années qui viennent.
Pour bénéficier de ces branchements, il suffisait
tout simplement de déposer un dossier à l’Onas
accompagné d’une facture d’eau de la Sde
d’une consommation moyenne et une participation de
15 000 F.Cfa. Une mesure
saluée par les populations qui payaient auparavant
150.000 à 200.000 F.Cfa.
Nouvelles installations à Cambérène
Au cours de ce mois d’avril, le chef de l’Etat va
inaugurer les nouvelles installations du centre d’épuration
de Cambérène dont les
travaux de réhabilitation ont coûté 4 milliards de
nos francs. Face aux eaux usées qui débordaient sur
l’autoroute, l’Onas a
entrepris, depuis 3 ans, des travaux de grande
envergure qui vont permettre de traiter 20.000 m3/jour
contre 10.000m3/jour actuellement. « C’est un
projet qui tient au président de la République qui
vient de se concrétiser », avait déclaré le
ministre Lamine Bâ lors d’une rencontre avec la
presse, en mi-mars 2005.
D’autres
travaux d’extension sont prévus pour arriver à une
capacité de 30.000 m3. Mieux, l’Etat du Sénégal
souhaite que les eaux traitées soient réutilisées
pour les travaux de maçonnerie et le maraîchage à
moindre coût. Déjà, le Golf Club du Technopole va bénéficier
de cette eau pour un tonnage de 5000 m3/jour. Quant à
la ville de Pikine, la
somme de 8,8 milliards a été obtenue récemment pour
l’assainissement des différents quartiers.
Des
centres d’épuration dans les régions De l’avis
du ministre Lamine Bâ, chargé de la mise en oeuvre
de la politique du gouvernement en matière
d’assainissement, à part Dakar, aucune ville sénégalaise
n’est dotée d’un centre dépuration des eaux usées
et, aujourd’hui, l’Etat du Sénégal a voulu réparer
cette injustice. Ainsi, les villes de Rufisque (déjà
exécuté), de Thiès (dont l’inauguration devrait
avoir lieu cette semaine), de Touba,
Tivaouane, etc., bénéficieront
de ce vaste programme que des bailleurs de fonds comme
la Banque Islamique de Développement (Bid),
la Banque Arabe pour le Développement Economique en
Afrique (Badéa) ont
accepté de soutenir.

NOUVEL
AEROPORT INTERNATIONAL DE NDIASS :
L’espoir encore bien en place dans les cœurs
Les
automobilistes qui empruntent la route nationale N°1,
celle du centre, ne peuvent pas ne pas le remarquer.
Juste à la sortie du village de Ndiass,
le site du projet du nouvel aéroport dresse toute son
étendue, matérialisé par un mur qui longe une bonne
partie de l’une des façades de la zone. Le domaine
est encore très accidenté, se dressant sur une
colline qui laisse entrevoir le gigantesque travail
que cela nécessite pour l’occuper. “ Travail fou,
il faut de gros moyens ” pour reprendre le jeune
homme rencontré sur les lieux. Ce dernier, en fait,
A. Tine, a déjà travaillé sur ce projet, il est
l’un des ouvriers qui ont entamé l’édification
du mur de clôture. Mais, plus d’un mois maintenant,
le chantier est arrêté, l’entreprise chargée des
travaux a presque déguerpi ne laissant sur les lieux
que quelques matériaux. “ De temps en temps, ils
viennent, ils regardent puis ils repartent, mais ne
disent rien ; mois je suis là le jour pour veiller
sur ces deux conteneurs que vous voyez là, mais la
nuit je rentre chez moi ”, témoigne un gardien
trouvé sur les lieux. Difficile d’en savoir plus,
car le vieux gardien, M. Diallo, n’en sait pas plus
que les autres.
Et
pourtant, à Ndiass et ses
environs, l’espoir reste encore vivace chez les
populations, la communauté rurale particulièrement,
à cause des retombées économiques que devrait générer
le nouvel aéroport. Les élus locaux de Ndiass
et de Keur Moussa, depuis
le départ, continuent encore de sensibiliser les
populations et surtout de veiller à la bonne
distribution des ressources issues de ce projet. Les
villages à déguerpir, les paysans à dédommager, la
répartition des emplois aux populations locales, rien
n’a été omis. Déjà, pour l’édification de ce
qui tient aujourd’hui comme mur de clôture, les 50
% des emplois revenaient à la communauté rurale de Ndiass.
Pour le dédommagement des paysans, Keur
Moussa, dans la partie où se trouvent les villages et
déguerpis, a donné 600 ha et Ndiass
500 ha.
“
Ce sont des périmètres qui se trouvent dans des forêts
classées pour compenser les paysans qui se trouvent
dans le périmètre de l’aéroport ”, nous
explique le président de la communauté rurale de Ndiass,
Alioune Ciss.
Et, à en croire ce dernier, 1,5 milliard sont prévus
pour dédommager les villages à déguerpir. Seulement,
jusqu’à présent, aucun village n’a été touché
et les paysans continuent de cultiver sur les anciens
champs.
Le
nouvel aéroport international aurait également pour
fonctions de faire de Dakar une plaque tournante et
une escale technique préférentielle en Afrique de
l'Ouest pour les trafics aériens d’Europe et d’Amérique,
et de proposer des prestations de grande maintenance aéronautique.
Il
sera édifié dans une emprise de 1800 ha à 2000 ha
contre 800 actuellement, avec deux pistes de 4000m x
45m, dimensionné pour les gros-porteurs existants et
projetés. Il aura une capacité initiale d’accueil
de 3 millions de passagers extensible à 5 millions,
et la possibilité de traiter 80.000 mouvements
d'avion par an contre 33.000 actuellement. Le mode de
financement par l'Etat sur ressources internes n'étant
pas envisageable, le Built
operat transfert (Bot) a
été retenu. Le coût estimatif est d’environ 200
milliards de F.Cfa au
total, mais moins pour le seul périmètre de la
concession (équipements aéroportuaires, aérogare
passager et fret, pistes, servitudes, etc.).
6000
DEMANDES DE PARCELLES EN QUELQUE MOIS : La ruée des
spéculateurs fonciers
C’est
pourquoi nous pensons que les choses bougent ”,
pense le président de la communauté rurale de Ndiass.
Le document volumineux est bien posé sur la table du
président, il s’agit de l’étude
d’actualisation de la faisabilité technique, économique,
environnementale, sociale et financière pour la réalisation
du nouvel aéroport. Il contient tous les éléments,
les données techniques, financières, etc. ; “ nous
comptons beaucoup sur ce projet parce qu’il va
changer nos localités et permettre aux jeunes de
trouver du travail ”, pense Ousmane Pouye.
À
l’image du président du conseil rural, les
populations pensent que si le projet ne se réalise
pas ce sera une grosse déception non seulement pour Ndiass,
mais pour tous les habitants du département de Mbour.
Parce le projet a très tôt aiguisé les appétits et
remué les spéculateurs fonciers. Le dossier de
sollicitations de parcelles est volumineux, près de
6000 demandes de parcelles ont été adressées à la
communauté rurale. La plupart des demandes
proviennent d’agences de voyages, d’autres veulent
édifier des entrepôts, etc. “ Nous sommes en train
de faire des lotissements, mais nous privilégions les
paysans dont les champs se trouvent dans le périmètre
de l’aéroport ainsi que les villages à déguerpir
”, affirme M. Ciss. Mais
poursuit-il : “ avec la réalisation de cet aéroport,
il y aura beaucoup d’emplois, des retombées financières
pour notre communauté rurale ”, affirme le président
du conseil rural de Ndiass.
Et, aujourd’hui encore, selon ce dernier, chaque
fois qu’il y a du nouveau, les populations sont
informées. “ Elles sont au même niveau
d’information ”, indique M. Ciss.

L’ESPOIR
RENAIT A DAKAR DEM DIKK :
De 4 bus en 2000 à 600 en 2008
Au
démarrage, le chef de l’Etat avait dit à l’époque
qu’un de ses amis en France lui a fait l’offre de
venir le soutenir dans le volet transport face aux
souffrances des populations. Invité à
l’anniversaire à Ouakam,
Me Wade après avoir rappelé les péripéties de la
société de transport et le scepticisme de certains,
s’était réjoui des performances enregistrées en
un an d’existence. Il avait mentionné le mérite
des Sénégalais « compétents et engagés » qui ont
contribué à ce succès. « Aujourd’hui, avait fait
savoir le président Wade, le succès de Dakar Dem Dikk
a dépassé les frontières. Il avait réaffirmé son
engagement à soutenir la société pour mieux faire
face aux problèmes de transport et saisir les
perspectives qui s’offrent ». Il avait même
expliqué la place qu’occupe ce volet transport dans
le Nouveau partenariat pour le développement de
l’Afrique (Nepad).
Lors
d’un entretien avec « le Soleil », le directeur général,
M. Christian Salvy, avait
confié que l’entreprise n’avait trouvé sur place
que quatre (4) bus fonctionnels. Grâce à l’achat
de 1499 organes vitaux et la réparation des véhicules
tombés en panne, Ddd se
retrouva avec 128 bus. Durant cette première année,
l’espoir renaîtra dans de nombreuses familles avec
l’emploi de 260 véhicules sur 18 lignes. Par la
suite, Ddd se retrouva
dans des difficultés, avec plusieurs bus tombés en
panne et une clientèle de moins en moins intéressée
par ces véhicules qui faisaient face à la
concurrence des clandos, notamment en banlieue et sur
les lignes des Sicaps.
450
bus pour améliorer la situation Il y a moins d’un
an, l’Etat du Sénégal a pris des engagements pour
redonner à la société son vrai visage d’antan. La
Suède, sur demande du gouvernement, a accepté
d’octroyer de nouveaux bus, ce qui fera plaisir à
beaucoup d’agents. L’un d’eux, le secrétaire général
du syndicat, M. Khalifa Guèye,
réagissait dans la presse en indiquant que «
l’arrivée de ces nouveaux autobus va régler au
moins une partie du problème du transport public à
Dakar ». « Les travailleurs attendaient depuis
longtemps ces autobus qu’on leur annonçait sans
qu’ils ne le voient jamais », ajoutait-il.
Dans
une interview à un quotidien de la place, le
directeur général des trois D, Christian Salvy,
indiquait « que pour atteindre la couverture maximale
de Dakar, il faut d’abord le fameux Programme d’Amélioration
de la Mobilité Urbaine (Pamu)
». Ce Pamu, poursuit-il,
devrait permettre à la voirie de s'améliorer et de
susciter la création de gares routières. Dans quatre
ans, soulignait M. Salvy,
nous pourrons assister à un changement complet de la
configuration du trafic de Dakar. Il a donné
rendez-vous aux voyageurs en 2007-2008 pour atteindre
un nombre de 550 à 600 véhicules.

NOUVELLE
VILLE :
Les enjeux d’une capitale du futur
Dakar
étouffe. Le trafic est dense. Les embouteillages
portent un coup dur à l’économie locale et
nationale. Plus 100 milliards de pertes par an. La
construction des bâtiments se développe à un rythme
sans précédent.
La
population de Dakar accroît de façon inquiétante.
Il faut alors trouver un répondant. Et à l’image
de la Côte-d’ivoire ou du Nigeria, le chef de
l’Etat, Me Abdoulaye Wade, propose la création
d’une nouvelle capitale pour désengorger Dakar qui
compte déjà 2 millions d’âmes. A cela, il faudra
ajouter son parc automobile. Cette nouvelle capitale
doit être implantée à Mékhé-Pékesse.
Elle couvrira une superficie de 5000 ha et accueillera
une population d’environ 200.000 habitants. Cette
population augmentera d’un million avec l’aménagement
de 20.000 ha.
Le
site se trouve non loin de la mer. Une position géographique
qui pourrait favoriser l’émergence des activités génératrices
de revenus comme l’horticulture, la pêche ou encore
le développement du tourisme. Les autorités
envisagent aussi l’implantation d’une zone
industrielle devant abriter les industries légères
comme les Pme et Pmi.
L’objectif visé est d’encourager les populations
à s’installer dans cette zone et de limiter
l’exode rural avec la création d’emplois.
Le
projet a reçu le soutien de la Direction de l’aménagement
du territoire qui l’inscrit dans la dynamique de réorganisation
de l’espace. La structure a approuvé le site qui,
dit-elle, dispose des atouts nécessaires pour abriter
la nouvelle ville. L’ambition de l’Etat est d’en
faire un centre politique et administratif avec toutes
les infrastructures nécessaires. Cette capitale doit
disposer d’un aéroport, d’une gare ferroviaire,
des héliports, entre autres. Il est également prévu
la construction de grandes voies pour relier la future
Métropole aux autres villes comme Thiès, Dakar.
Ces
équipements demandent des investissements importants.
D’où cette relative nécessité de partenariat pour
la réalisation du projet. Le ministre d’Urbanisme
et de l’Aménagement du territoire d’alors, Seydou
Sy Sall,
a présenté en d’avril 2004 les contours du projet
aux secteurs privé et public afin de développer un
partenariat pour faciliter la construction de la
nouvelle capitale. En présentant ces divers projets
aux membres de la Confédération nationale des
employeurs du Sénégal (CNES) et du Syndicat national
des bâtiments et des travaux publics (SNBTP), Seydou Sy
Sall a réitéré la
volonté du gouvernement de s’appuyer sur le
partenariat secteur public – secteur privé pour réaliser
ses ambitions. Cette idée de partenariat a été bien
accueillie par le président de la CNES, Mansour
Kama, et le président du SNBTP, Abdel Kader Ndiaye.
Ils estiment que le projet offre des opportunités
pour le secteur privé. Il a aussi salué la démarche
utilisée par l’Etat pour une meilleure
appropriation du projet par l’ensemble des acteurs.

PORT
MINERALIER DE BARGNY :
Une autre passerelle pour le développement
Parmi
les grandes priorités du gouvernement du Sénégal,
une place de choix est accordée à la mise en place
du port minéralier de Bargny.
L'initiative est pertinente tant par sa portée économique
que par son souci de protection de l'environnement. La
construction de ce port va permettre, à coup sûr, le
transfert hors du port de Dakar des problèmes
environnementaux associés à l'exploitation de ce
genre de trafic et la réduction des problèmes d'insécurité
liés à l'exploitation de produits pétroliers dans
l'enceinte du port de Dakar. Elle permet, en outre, la
réduction des problèmes de congestion de Dakar
engendrés par la longueur et la fréquence des trains
ou véhicules transportant des marchandises vers la
capitale. Mieux, il faut ajouter la libération des
surfaces de stockage et d'exploitation au niveau de
Dakar, contribuant à l'agrandissement des zones de
stockage et de traitement de marchandises. La
construction de ce port minéralier se fera à travers
d'une jetée "off shore" de 4400 mètres et
disposant, entre autres installations, de desserte
terrestre et ferroviaire, de stockage et de traitement
de marchandises, d'un poste de chargement de navires
de 60.000 tdw avec un
tirant d'eau de 15 mètres, d'un autre poste de
chargement de navires de 170.000 tdw
avec un tirant d'eau de 21 mètres. Que faut-il
ajouter de plus sur l'importance de ce projet sinon
qu'il s'agit de développer un port dédié aux
importants trafics miniers existants (phosphate de Thiès
et de Taïba) ou en projet (phosphates de Matam,
soufre, minerai de fer et d’or du Sénégal
Oriental...) et aux produits pétroliers (Sar, Wharf Pétrolier
du Pad) à l’extérieur des jetées du Port de
Dakar. Le projet a bouclé ses phases d'analyse des études
de faisabilité et d'identification au niveau mondial
des meilleurs investisseurs et gestionnaires
portuaires. Il se trouve actuellement à l'étape d'élaboration
de cahier de charges pour la mise en concession.

NOUVELLE
COMPAGNIE DE CIRCULATION :
Ousmane Ngom appelle les
usagers à la discipline et au civisme
En
précurseurs, les agents placés sous l’autorité du
Colonel Nfally Sané
arborent déjà la tenue bleue qui va changer le “
look ” de toute la police nationale.
Ambiance
fébrile à la police centrale où, une fois n’est
pas coutume, la devanture a été tapissée de rouge
face à une armada de véhicules flambant neufs. La
musique militaire ininterrompue et les tenues
d’apparat d’un bleu clair, dévoilées au public
ce jour, font sentir pleinement qu’on est dans une
situation inédite. Les invités arrivent au pas, salués
par la fanfare depuis la rue de Thiong,
jusqu’à la tente dressée face à ce qui fut le
service accidents et qui abritera provisoirement la
Compagnie de circulation. Ils sont tous là, représentants
du Conseil régional et de la gouvernance de Dakar, le
préfet et le sous-préfet, les maires, le Haut
Commandement de la gendarmerie nationale et le
Groupement des sapeurs pompiers, etc., pour accueillir
d’abord le Directeur de la sécurité publique, Sékou
Cissé, précédant le
patron des policiers, le ministre de l’Intérieur,
Ousmane Ngom.
Ce
dernier en a profité pour remercier son collègue des
Infrastructures et de l’Equipement, Mamadou Seck,
pour l’avoir accompagné tout au long du processus.
Sa présence et celle du directeur général du Cetud,
Latyr Ndiaye,
en charge du Programme d’amélioration de la mobilité
urbaine (Pamu) donnent
tout son sens à l’événement. Ousmane Ngom
l’a souligné d’emblée en mettant en exergue le
“ casse-tête ” quotidien que vivent les
populations et le coût élevé (environ 100 milliards
de FCfa) lié à la congestion dans Dakar.
Lutter
contre l’incivisme et la délinquance routière
D’où l’engagement du président Wade qui a, “ dès
son accession au pouvoir, pris l’exacte mesure de la
situation ”, dira Me Ngom.
Il s’y ajoute, selon le ministre, que le démarrage
du programme de construction d’infrastructures,
initié en conséquence, a commandé “ l’urgence
de prendre des mesures hardies pour y faire face ”.
Le projet répond donc au souci “ de doter la police
d’un outil performant, moderne, placé au cœur de
la cité (…) avec des moyens logistiques conséquents
en vue d’assurer la fluidité de la circulation
routière et de lutter plus efficacement contre
l’incivisme et la délinquance routière ”. Sous
le commandement du Colonel Nfally
Sané, fort de 200 agents
pour démarrer, l’effectif de la compagnie sera porté
à 450 d’ici à 2007, en puisant dans les promotions
successives de l’Ecole nationale de police.
Quant
aux moyens logistiques, ils sont constitués de 20
scooters, 10 motos de grosse cylindrée, 5
fourgonnettes, 2 véhicules 4x4 et un bus. Ils seront
complétés par un camion remorqueur et un fourgon
pour les constats d’accidents et doublés au cours
de la deuxième phase. Le ministre de l’Intérieur a
saisi cette occasion pour remercier les partenaires,
notamment la Banque mondiale et la coopération française.
Me Ngom demande à “
tous de s’approprier ce projet pour en faire un
grand succès ”, tout en appelant “ la population
à faire preuve de civisme et de discipline, dans le
sens de l’intérêt de tous ”.
Auparavant,
le Directeur de la Sécurité publique, Sékou Cissé,
a tenu à remercier le président de la République,
le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement de
“ leur souci constant d’améliorer les conditions
de vie et de travail pour une police forte, unie,
solidaire, digne, fière et efficace ”.
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